‹ Dernieres chansons 1834 a 1854 de P.J. de BerangerChapitre 39 sur 133 · LES VIOLETTES · texte numérisé non relu

LES VIOLETTES

Aiii :

« Hélas! violettes chanmiites,

Vous vous hâtez trop de fleurir.

x\u soleil ces neiges fumantes,

Le verglas ])eut les recouvrir;

Mars nous garde encor des toui nientes.

>aisscz-vous aussi pour soulîrir?

Bis.

t( — Bénis le ciel cjui nous ordonne Iféclore en déjiil des glaçons.

La pauvre Laure, enfant si honne,

Va nous chercher dans ces buissons :

\ souhait pour qu'elle y moissonne, En grelottant nous fleurissons

•I — Douces fleurs, quelle est celte fille’.' — Une orpheline qui nourrit Ceux qui se sont faits sa famille,

\'end des flevirs quand le ciel sourit.

Lasse la quenouille et l’aiguille.

Ou glane aux champs que Dieu mûrit.

« Ce matin, dès la pâle aurore.

Un ange a passé par ici.

Il a dit ; Enrichissez Laure;

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