LE POSTILLON
MON ANNIVERSAIRI'. DE 1842.
\IB aps Aniazono'.
.‘'iir ce globe, la course humaine Ne dure, hélas! que peu d’instants.
Le postillon qui tous nous mène.
,1e le connais trop, c’est le Temps. {Bis.)
DK lIKItANGEli.
Kii char poiiipeiix aussi hicn (|iiVu charrcllo. Il nous empoi lc k nous l’aire crier :
— Vieux postillon, arrèlc, arrête, arrête! 1
Buvons ici le vin rie l’élrier. I
Il est sourd, ne l’ait nulle pause,
Sangle tout de son foue. puissant, .
Se ril des (îffrois qu’il nous cause.
Et n’y inet lin qu’eu nous versant.
Je crains par lui qu’un jour notre planète iN’aille en éclats croupir dans un bourbier.
— V’ieux postillon, arrête, arrête, arrête!
Buvons ici le’vin de l’élrier.
b(‘s sols et les fous en grand nombre .Vous jettenl la pierre on chemin, l’uyons-les donc; mais quel encombre!
Ils seront plus nombreux demain.
Sais-je d’ailleurs ce que demain m’apprête '/ Podagre ou pair si j’allais m’éveiller !
— Vieux postillon, arrête, arrête, arrête !
Buvons ici le vin de l’étrier.
Eu desjom-s de mélancolie Un semble au but vouloir courir ;
Mais un rien nous récuncilii;
.\vec la frayeur de mourir.
C’est une fleur, c’est une chansonuetle.
C’est un souris qui vient nous égayer.
'—Vieux poslillon, arrête, arrête, arrête!
Buvons ici le vin de l’étrier.
i:i(: HEUMtRES aiA.XSONS bK I!KR AAt.Eli.
Lu i>oste soixaiilo et Iroisièinc Me loiiriiil des relais iiouvi*aux.
Le |JostilloM, toujours le iiièiiK'.
Méuaf;er<i-l-il les chevaux ?
Amis, d’uii mont moi qui desceuds la erèle.
l’our vous attendre, ah ! je veux enrayer.
— V’^ienx postillon, arrête, anète, arrête!
Iluvons ici le vin de rêtri<*r.
Oui, l'ètons mon anniversaiic.
Kéveil de souvenirs constants, l'uisse une amitié si sincère Briser les éinuons du Temps! (Bis.) l'our ramener la joie en ma retraite.
Vingt fois encor venez vous écrier :
— Vieux postillon, airète, airéte, arrête! ^ Buvons ici le vin de l’êtricr. )