CHACUN SON COUT
CO lit* I, ET
Aik :
Je donnerais, pour revivre à vingt ans,
I/or de Rothschild, la gloire de Voltaire.
Mais d’autre sorte on calc\de en ce temps.
Chez l'auteur même, et ntd n’en lait myslèi e. On veut gagner, gagner, gagner encor.
J’en sais plusieurs, le pourra-t-on bien Claire.' (Jui donneraient, pour leur plein gousset d’oi-, l-;t l(‘ui-s vingt ans et \'.dlaire et sa gloire.
1/ OLYMPE HES SUSCITÉ
\iii ; lienlillo >la(lclineUp, oii ; li- Violon hrisé.
Kieii lie s'en va (jiii ne revienne,
Sinon toujours, au moins trois fois :
Des Jésuites qu’il vous souvienne;
(,hTil vous souvienne aussi des rois.
Les dieux s’en vont, mais en province.
Là que de dieux j’ai découverts!
De ceux que le bon sens évince De notre làel el de nos vers.
J’entre dans une académie.
Où le beau parleur du canton Prédit qu’une école ennemie .\iira le sort de Phaéton.
nKRMKRF.S CHANSONS
Puis un prêtre, en citant Horace,
Me dit : « J’ai du vin renommé;
Venez dîner sur mon Parnasse,
(Coteau que Flore a parfumé. »
(liiez et? curé, rimeur classique,
A table je me vois assis Entre Momus, fils de l’Attique,
Et Jupiter aux noirs sourcils.
Tout l’Olympe dîne à la cure :
Pliœbus mau"c en auteur glouton,
Neptune trinque avec Mercure.
Bacclius rit au nez de Pluton.
Si Minerve est toujours bégueule,
Vénus, qui tient Mars aux arrêts.
De champagne arrose la meule Où l’Amour dérouille ses traits.
« Dieux puissants, leur dis-je après Imire, A vos atours secs et mesquins.
En vous, des vieux peintres d’histoire Je crois voir tous les mannequins.
H — Las! Nos vainqueurs, faisant ripaille, Répondent-ils, depuis vingt ans.
Ont mis l’Olympe sur la paille.
Encor si c’était des Titans ! »
Mais silence ! Apollon s’enflamme.
Le dieu dit . « Monsieur le curé.
DE BÉKANGEIt.
Pour l'Olympe, dont je suis l’àme,
Ne chantez plus Miserere.
« Lt's doigts de rose de l’Aurore Vont enfin nous rouvrir les deux.
Ce qui fut doit renaître encore :
Les morts ne sont jamais trop vieux.
« Curé, par un retour de mode, Troquant l’excès contre l’abus.
Vous remonterez d’ode en ode.
Du galimatias au phœbus.
« C’est nous que la sculpture invoque La peinture nous reviendra.
Rentrons, pour illustrer l’époque, Dans les gloires de l'Opéra.
« La harpe et la mythologie Vont saper un Pinde ostrogoth;
Pour nous ont combattu l’orgie,