‹ Dernieres chansons 1834 a 1854 de P.J. de BerangerChapitre 64 sur 133 · LA NOURRICE · texte numérisé non relu

LA NOURRICE

Air ; Dans 1ns prisons de N.inles.

Dors, Flora, ma chérie,

Tra , la, tralala, la, la, la.

Siizon, qui t’a nourrie,

Te f)crce et bercera Toujours, et chantera.

Jusqu’au malin, sois sage,

Tra, la, tralala, la, la, la.

De ta fauvette en cage.

Dès que le jour poindra,

La voix t’éveillera.

Demain vient ton grand-père, Tra, la, tralala, la, la, la.

DE BÉBA^GE1^.

Que de joujoux, ma chère !

Plus il t’en donnera.

Plus ma fille en aura.

Hier, il m’a dit : Nourrice,

Tra, la, tralala, la, la, la.

L’amour nous est propice.

Jamais fleur n’éiJôra Plus belle (pie Flora.

Oui, quand tu seras grande,

Tra, la, tralala, la, la, la,

D’amoureux une bande A tes pieds s’abattra.

Et ton cœur choisira.

Le mieux fait te demande,

Tra, la, tralala, la, la, la.

Sous ta fraîche gnii lande,

Un soir, à l’Opéra,

Ta beauté l’enivra.

Tou tM‘‘re dit : « Pour gendre.

Tra, la, tralala, la, la, la,

Flora, faut-il le prendre?

— Oui, » tout bas réponilra Ma timide Flora.

Ce jeune homme est un prince.

Tra, la, tralala, la, la, la.

TonI for de la province

nERNIKRES CHANSONS

Kn robes passera.

Quelle noce on verra !

Te voilà donc princesse, Tra, la, tralala, la, la, la.

Pour plaire à ton Altesse, Chacun nie saluera.

K 11 rira qui voudra.

Tu doteras ma liile,

Tra, la, tralala, la, la, la, Dieu bénit ta famille :

Ma fille allaitera l.e lils qu’il l'enverra.

Un jour, au cimetière, Tra, la, tralala, la, la, la.

K Ci-gît, dira ma pierre,

« Suzon que tant pleura U La princesse Flora. >*

Dors, Flora, ma chérie, Tra, la, tralala, la. la, la.

.Suzon, qui t’a nourrie.

Te lierce et bercera Toujours, et chantera.

ItE BKRANC.EIl.

LE SEm ACÊXAinE

\ \ M V F R s A I H K \|R : l.isnn iloniiRil ilan> un

Me voilà sepluafiéiiiiirt'.

Beau titre, mais lourd à perler;

Amis, ce litre (pi’oii vénère.

Xiil de vous n'ose le chanter.

Tout en respectant la vieillc'se,

^ J’ai bien étudié les vieux.

Ah ! (pie les vieux Sont ennuyeux !

Malpré moi j’en grossis l'espèce.

Ah i (|ue les vieux .Sont ennuyeux I

Xe rien faire est <;e ipi'ils fout miiaix.

Le mol u'esl pas pour vous, mesdames, A vos traits seuls l'âge fait tort.

L’amour pei'sisti* au cœur des femmes :

Il y sommeille nu fait le morl.

Eoimaisseuses comme vous l’ètes,

Tout bas vous dites ; Fi des vieux !

Ah ! (pie les vieux .Sont ennuyeux!

Ils s’eu voni s’en payer leurs dettes.

DERMHRES CH \NSOINS

Ail ! que le^ vieux Sont ennuyeux !

Ne rien faire es! ce qu'ils font mieux.

‘ (Jiie de plaisirs un vieux condamne !

Au progri's il met son veto.

« Ne renvei'sez pas ma tisane ;

« Ne dérangez pas mon loto. »

Tons ils ont |ieur qu’un nouveau monde .N'enterre leur monde trop vieux.

Ah 1 que les vieux Sont ennuyeux !

Le ciel .sourit : le vieillard gronde.

Ah ! que les vieux Sont ennuyeux !

■Ne rien faire est ce ipTils font mif'ux.

Arracheui's de dents politiques,

.Nos hommes d'Etat, vieux hàhleurs.

l’ivlendent guérir les coliques Qu’ils provoquent chez les lremhleiir> !

Ils nous liailenl à leur idée;

Itégime et drogues, tout est vieux.

Ah ! que les vieux Sont ennuyeux!

France, ils te font vieille et l idée.

Ah 1 que les vieux Sont ennuyeux !

Ne rien fair e est ce qu’ils font mieux.

l.'Fiiipemu’, s'i! iv.;irait l•ucol■e,

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