‹ Dernieres chansons 1834 a 1854 de P.J. de BerangerChapitre 8 sur 133 · I.’ÉCY1*T1F,NNE · texte numérisé non relu

I.’ÉCY1*T1F,NNE

J’ai vu ta main. 0 noble enfant ! ci ois-moi, (Bis.) Ouiuid je te dis : Tu seras plus qu’un roi. »

DE PIIOFUNDIS

MON A.NMVEIISAIRE A FONTAINEBLEAU Ain (les Ani.izoïies.

« Lhiilter Paris, quitter le monde.

C’est mourir, » m’a-t-on dit cent fois.

Or, dans ma retraite jirofonde,

Je suis mort, du moins je le crois. (Bis.) D’un trépassé prenant le caractère.

Je tiens mon gîte aux indiscrets muré.

Me voilà donc comme à cent pieds sous (erre. 1 De profutulis! car je suis enterré. )

Je vis en mort tranquille et sage Dans ce coin qui me va si bien ;

Espérant, moi qui sais l’usage.

Que l’oubli sera mon gardien.

.Mais que de moi l’arnitié se souvienne Pour chaque nœud qu’avec vous j’ai serré.

A mon tomlieau ipie souvent elle vienne.

De profvndis! car je suis enterré.

DK ÜKIIA.NGEII.

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Je (üiiyoib qu'oii s'iiinnorUilisti ; l’ourtaiil celii devieiil Ijanal ;

El lettre d’ami, quoi qu’on dise,

Vaut mieux qu’article de joui iial.

Liissons la gloin* apposer sou ijaral’e Sur maint brevet par des sots délivré ;

Mes vieux amis, faites mou épitaphe.

De profundis! car je suis enterré

Les morts ne se dérangent guères ; Venez donc sans deuil ni souci.

Narguant les larmoyeurs vulgaires.

Boire au défuiil qui gît ici.

l’ius ne m’arrive un soiqiir de cuIoiiiLm; ; Plus un seul vers par Lisette inspiré.

L’amitié seule a des Heurs pour ma tomlje.

De profundis ! car je suis enterré.

Pourtant, loisiqu’iri je m’enten e, '

Ne me croyez pas devenu

Fou mi.sanlhrope ou sage austère.

Contre son siœle prévenu.

Avec le temps si mou esprit plus sombre V'oyait en noir, sous un ciel azuré.

Soyez, amis, indulgents pour mon omlue.

De profundis ! car je suis enterré.

De profundis! criait Lazare,

’ Rêveur dans la tombe endormi.

Lorsque armé d’un pouvoir Iriq) rare, Jésus réveilla sou ami. (Dis.)

lICnXIKRF.S CHANSONS

Au bout de l’an où tous je vous convie Pour un servia; à bas bruit célébré, Comme à Lazare, ah ! rendez-moi la vie.

De profundis ! c;u’ je suis enterré.

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