‹ Dernières chansons de P.J. Bèranger 1834 à 1851 avec des notes de Béranger sur ses anciennes chansonsChapitre 111 sur 182 · AC A DEMIE ET LE CAVEAU · texte numérisé non relu

AC A DEMIE ET LE CAVEAU

Note X. — An litre. — Le Cuveau moderne était une réunion de chansonniers, instituée à l’imitation de l’ancien Caveau, oû, chez

le restaurateur Landel, se réunissaient Piron, Collé, Panard, CrébillonpêretetCrébillon fils, etc. Le nouveau Caveau a aussi compté des noms justement cél ébres et a longtemps joui d'une réputation d’esprit et de gaieté; mais les événements politiques ont mis un terme à ses réunions. Chaque mois cette société publiait un cahier de chansons et un volume à la fin de chaque année. L'auteur lut reçu membre de celte société à la fin de 1813; il n’avait pas sollicité cet honneur, mais il ne put qu’en être flatté. Il y fit d’agréables connaissances qui le tirèrent de la retraite où il vivait. H doit surtout citer Désaugiers, dont il a toujours admiré les productions et aimé la personne, malgré la faiblesse de caractère qu’on a pu reprocher à ce chansonnier . Il n’a cessé de le voir que lorsque le président du Caveau tomba dans les excès d’une opinion qui ne pouvait être celle de notre auteur. Béranger ne l’en a pas moins toujours regardé comme un excellent homme, victime et jouet de quelques intrigants qui faisaient tourner à leur profil son extrême bonté et son rare talent. (Soir de Béranger.)

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