LES MYRMIDONS
Note LXXX1V. — An lilrç. — La petitesse morale des hommes qui nous gouvernaient inspira cette chanson, où Béranger se plut à confondre les soldats d’Achille avec les Myrmidons d’une an- ' cienne fable qui a fait de ce nom un terme de mépris. Il faut remarquer qu’à l’époque où furent faits ces couplets un grand nombre de serviteurs inaperçus de l’Empire s’étaient élevés aux plus hautes dignités de la Restauration. Ils avaient en elfet l’air de se venger des dédains mérités du maître qu’ils avaient servi d’abord et dont ils avaient été les premiers â insulter la chute et les malheurs.
Le Mironton mironlaine de Marlborough n’est autre que Wellington, à qui on avait donné l’épée de Napoléon.
On nous écoute au congrès.
Ce vers rappelle la menace, si souvent faite, en termes plus ou moins déguisés, par les ministres de Louis XVUl. Le congrès d’Aix-la-Chapelle venait d’avoir la plus fâcheuse influence sur notre armée, que le maréchal Gouvion-Saint-Cyr avait voulu réorganiser, ce qui lui fit perdre le ministère.
F) E BÉRANGER
Il n’est pas nécessaire de dire que le dernier couplet de eetle chanson est une allusion au jeune Napoléon*, qui fut, est et sera Ion (/temps peut-être**, un épouvantail pour les Bourbons et leurs ministres. (Noie de Déranger.)