‹ Dernières chansons de P.J. Bèranger 1834 à 1851 avec des notes de Béranger sur ses anciennes chansonsChapitre 176 sur 182 · LE T K EM BLEU K · texte numérisé non relu

LE T K EM BLEU K

Note XCV. — Au sous-titre. — 11 serait superflu de rappeler que la plus solide amitié existait entre Bf. Dupont (de l’Eure) et Béranger. Ce dernier s’en montra toujours glorieux. Les vertus du député sont trop populaires pour qu’il soit non plus besoin d’en faire l’éloge ici. Près de trente ans de magistrature les ont mises en évidence, et la carrière politique a achevé de les illustrer, l'ne seule épreuve a manqué à ces vertus : les hauts emplois publics; mais on peut assurer que, si elles y avaient été soumises*, elles seraient sorties intactes d’une épreuve si périlleuse pour tant d’autres hommes.

Quand cette chanson fut faite, Béranger était encore dans les bureaux de l’Université. M. Pasquier, nommé dans le dernier couplet, avait, comme garde des sceaux, signé la destitution de Dupont de la place de président à la cour royale de Rouen, et sans que celui-ci put obtenir la pension due à ses longs services. Lisot, nommé aussi dans ce couplet, était un député constamment ministériel que le pouvoir employait pour lutter contre l’influence que Dupônt exerce dans son pays par la juste idée qu’on y a de l’indépendance de son caractère et par sa belle réputation, que la .Normandie entière regarde comme sa propriété. ( Note (le Béranger.)

LA MORT Dll ROI CHRISTOPHE

Note XCVI. — A la date. — Christophe, empereur et roi d’Haïti, mourut en 1840, à la suite d’une révolution militaire. La Sainte Alliance avait mis les congrès à la mode. L’Espagne et Naples avaient déclaré leur indépendance, et l’on pensait déjà, dans les cabinets, à châtier leur témérité révolutionnaire. Le troisième couplet est une allusion aux formes mystiques données aux protocoles des princes-unis ; ce couplet fut le seul de la chanson que Blarchangy signala aux jurés. (No/c de Béranger.)

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