‹ Dernières chansons de P.J. Bèranger 1834 à 1851 avec des notes de Béranger sur ses anciennes chansonsChapitre 49 sur 182 · AVIS · texte numérisé non relu

AVIS

DE RÉR A.NGER.

« C était moi, la tante si sage ()ui t’eût légué, comme à son fils, Au prix d’un court apprentissage, Négoce, labeurs et profits.

Le travail n'a pas qu'un mobile :

lu noble but peut l'animer.

Sois, dis-je, un citoyen utile ;

Tu me réponds : Je veux rimer.

« C'était moi, lorsque l’indigence Déjà fustigeait ton penchant,

Ce vieillard rempli d’indulgence Qui t’offrit sa lille et son champ.

Des cités l’ombre est délétère:

D'air pur, ici, viens t'enivrer, T'ai-je dit; cultive la terre.

Pu réponds : Je veux l’éclairer.

« Devant tes pas fuyait la gloirç ;

Moi, sans bruit, tapi dans un coin, Souvent encor, tu peux m'en croire,

Je fai fait des signes de loin.

Mais à tes erreurs plus de trêve.

Kl, sans m’accorder un coup d'œil.

Tu cours au galop de ton rêve,

Qui te jette au bord du cercueil. »

L homme s’écrie : « Ab! plus de doute!

Oui, Bonheur, mon orgueil à jeun T’a traité parfois, sur sa roule,

Comme un mendiant importun.

RF.RNIÈHES CHANSONS

Mais Dieu veut qu aujourd’hui je meure, Puisque enfin je te trouve ici.

Notre dernière heure est ton heure.

Viens me fermer les veux. Merci î »

LA P Mil K

\ ir :

Aini, plus de promenade.

La pluie à Ilots tombe ici.

Tomlie à me rendre malade;

Et le ciel n’en a souci.

Homme au roc se cloue une huître, Que la mer lave en courant,

Je reste auprès de la vitre A voir passer le torrent.

Sous nos humides murailles Que transperce un air malsain,

Je crois sentir les tenailles D'un rhumatisme assassin.

A ce point l'ennui nie gagne,

Qu'en rêve, dans mon sommeil.

Je vole au fond de l’Espagne Pour me sécher au soleil.

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