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« — Dieu sourit au repentir:
Suppliez-le bien, pauvrette.
Pour vous nous allons bâtir Un nid dans notre retraite.
Ce toit, qui l'éveille aux champs.
Vous rend la prière aisée.
Nous vous nourrirons de chants.
De fleurs, de miel, de rosée.
Crains le diable; mais crois bien Que l'Enfer vaut mieux que rien.
« N’osant quitter ce séjour,
Sous la croix Pâme abritée D’abord soigne avec amour Les petits de la nitée.
Puis ce beau zèle s’éteint :
Même elle néglige encore,
Chez des chantres du matin,
Comme eux de bénir l’aurore.
Crains le diable; mais crois bien *
Que l’Enfer vaut mieux que rien.
« Certain jour qu’ils vont au loin :
Quel ennuyeux tas de pierres!
Dit-elle; et qu’est-il besoin D’y sonner tant de prières?
Ciel! aux champs, dans un sillon,
Que vois-je? Un papillon brille !
Certe, un si beau papillon N’est pas né d’une chenille.
Crains le diable: mais crois bien Que l’Enfer vaut mieux que rien.
U EU M h R R S CHANSONS
« Elle vole, et, d’un élan,
Jusqu’à l’insecte elle arrive.
Sainte Vierge! c’est Satan Qui lui crie : Ah ! fugitive,
Je vous tiens. Ne priez pas ; d’est trop tard, vite à mon bouge!
Vous attraperez là-bas Des papillons de 1er rouge, drains le diable; mais crois bien Que l’Enfer vaut mieux que rien.
« Nos oiseaux au toit qui pend Rentrent : 0 l’infortunée !
Le diable à l’œil de serpen!
D’en bas l’aura fascinée,
Disent-ils. Où la chercher?
Dans les flammes éternelles.
Sans pouvoir l’en arracher Nous y brûlerions nos ailes, drains le diable; mais crois bien ) Que l’Enfer vaut mieux que rien. )