‹ Dernières chansons de P.J. Bèranger 1834 à 1851 avec des notes de Béranger sur ses anciennes chansonsChapitre 98 sur 182 · F: B K II A N U K H · texte numérisé non relu

F: B K II A N U K H

En passant allons lui dire :

Je pars; le .trône est à loi. »

Gaieté, persévère ;

Amis, votre main.

Lise, emplis mon verre;

Ehl vite en chemin !

Que m’importe votre monde. *

Ses aquilons, ses autans.

Ses vieux rocs, sa mer qui gronde, La fleur qui manque au printemps!

De tout jeunesse s'arrange ;

Mais, las des ans, je m’en vais.

Pétri de sang et de fange,

Le globe sent trop mauvais.

Gaieté, persévère ;

Amis, votre main.

Lise, emplis mon verre ;

Eli ! vite en chemin !

Adieu! J’achève ma course.

Le ciel s’accourcit d’autant

Qu’il voit au fond de ma bourse

fl '

Combien peu j’ai de comptant!

Amis, quittez cet air morne.

Je pars, mais avec l’espoir,

Quand j’aurai passé la borne,

De vous crier : « Au revoir ! »

Gaieté, persévère;

Amis, votre main.

Lise, emplis mon verre; j ^ Eh ! vite en chemin ! j

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