‹ Dernieres chansons de P.J. de Béranger, 1834 a 1851, avec des notes de Béranger sur ses anciennes chansonsChapitre 131 sur 149 · LE VENTRU · texte numérisé non relu

LE VENTRU

Noie LXWI. — Au sous-titre. — Voici encore une de ces chansons vaudevilles dont le succès fui immense. F.lle était d'une application si générale, que presque chaque département y put reconnaître un de ses députés. Quelques personnes d'un goût délicat reprochèrent à l'auteur l'emploi du mot ventru. Plus le moi est Ims, plus l'emploi en l'ut heureux. Il restera peut-être pour désigner toujours cette espèce d'hommes qui, dans les Chambres, vendent au pouvoir le*, intérêts de leur pays, se l'ont gorger de faveurs env et les leurs, et s'engraissent à la table des ministres.

Place à dix p;is de Villèle, A quinze de d'Argenson.

M. de Villèle était alors le chef de l'opposition de droite, vers laquelle penchait toujours le ministère. M. d'Argenson était l'homme qui, à cette époque, représentait le mieux les généreux principes de la gauche. M. de Villèle est devenu ministre, et les ventrus, qui se sont élevés au nombre de trois cents, le soutinrent jusqu'en 1H'1~. M. d'Argenson n'a cessé de mériter la reconnaissance de son pays par sa constante et invariable opposition à toutes les lois désastreuses et à tous les empiétements de l'absolutisme, i Xote de Beranger. i

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