‹ Dernieres chansons de P.J. de Béranger, 1834 a 1851, avec des notes de Béranger sur ses anciennes chansonsChapitre 132 sur 149 · LES MISSIONNAIRES · texte numérisé non relu

LES MISSIONNAIRES

Note LXXV11. — Au titre. — Qui le croirait? (les missionnaires, qui tirent tant de mal et sont encore ** la cause de tant de scandales, ne paraissaient pas assez dangereux, en 1SIH, à certains députés libéraux. Plusieurs de ceux qui craignent toujours de voir les abus où ils existent, parce qu'on leur impose l'obligation de les attaquer, reprochèrent à Beranger celte chanson, qu'ils trouvaient trop violente. C'était d'ailleurs, selon eux, afficher trop de philosophie et donner occasion aux dévols de pousser des cris d'alarme. Que de fois le pauvre chansonnier eut-il à repousser de pareilles observations faites par des hommes qui se vantaient pourtant de penser comme lui ' En vain dix fois l'événement jus-

Voy. Ma Biographie. [Édition in-s, p. 173). " Ecrit avant ifCiO.

tifia-t-il ses prévisions, à iliaque attaque il fut en hutte à de pareils reproches *. 11 finit par en rire, et, chaque fois < { ■ '*< ' s se renouvelaient, on l'entendit proposer à ces prétendus amis de le désavouer publiquement, s'ils l'osaient C'est dans une de ces occasions qu'il disait à l'un d'eux : « Ne m'ayez aucune obligation des chansons que j'ai faites pour servir la bonne cause. Ne m'en ayez que de celles (pie je n'ai pas laites contre vous tous. »

Ces hommes sont ceux i|ui portaient envie ,i la popularité de Manuel, et qui parvinrent à empêcher sa réélection en 1824. Ce sont eux qui, en ISv2". après la chute de Yilléle, tirent prendre à la Chambre une marche indécise qui ne pouvait servir que leur ambition personnelle, au risque de déconsidérer le gouvernement représentatif, dont la France espérait retirer tant de fruits. Le résultat de la politique de ces personnes a été de faciliter l'arrivée du ministère Polignac. (Noie de Béranger.)

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