‹ Dernieres chansons de P.J. de Béranger, 1834 a 1851, avec des notes de Béranger sur ses anciennes chansonsChapitre 139 sur 149 · L'ENFANT DE BONNE MAISON · texte numérisé non relu

L'ENFANT DE BONNE MAISON

ÎNote LXXXV1. — ,1» sous-lire.— On assure que l'École des Chartes peut avoir une grande utilité, que ses recherches rendront des services à l'histoire. Jusqu'à présent il n'y a point encore paru, et il a pu être permis de penser qu'il y avait mieux à faire en l'ait d'histoire qu'à fouiller dans nos vieilles archives, toujours si incomplètes pour ce qui a trait aux droits du peuple. (Note de lléranger.)

Au temps où Déranger a écrit cette note, l'épi gramme étail en effet permise, et on pouvait croire que l'étude des archives du moyen âge ne se serait pas dirigée dans un sens favorable à l'esprit de la Révolution française. L'École des Chartes a heureusement servi à autre chose qu'à retrouver les parchemins de la féodalité : elle, s'est appliquée et elle s'appliquera de plus en plus à rechercher la trace des vieilles mœurs et à reconstruire, pierre à pierre, l'édifice historique du passé de nos pères. Les dispendieuses, mais intéressantes études entreprises pour recueillir les matériaux de l'histoire du tiers état, ont permis à l'un des maîtres de l'art moderne, M. Augustin Thierry, de regrettable mémoire, de raconter précisément l'origine des droits de la nation, que liéranger craignait de voir négligés. (Note de l'Éditeur.)

Le duc de Reichsladt.

»*Ceci est écrit, ilfaui se le rappeler, enlret828'ol isr.o.

274 Nu M-.

LES ÉTOILES on FILENT

N'otb LXXXVII. — Au titre. — Le désir île voir naître une poésie

toute populaire, c'est-à-dire puisée flans les idées et les sentiments du peuple, a toujours préoccupé Béranger. Il a toujours

cru que, plus la civilisation faisait de progrés, plus la poésie Be réfugiait dans les classes inférieures. C'est pourquoi il travailla longtemps au genre pastoral, où il espérait pouvoir être vrai sans bassesse, et simple au moins, s'il ne pouvait être naïf.

Les tiloilcs qui filent, cette croyance populaire, étaient un sujel qu'il s'était promis de traiter en idylle. La chanson ayant fini par l'emporter dans son esprit sur tous les autres genres dont il s'étail occupé, il chanta les étoiles, et ce ne fut pas le seul sujet d'idylle qu'il fit servir ainsi au succès de sa muse nouvelle. (Note île Bêravger.)

Page 1