MA LAMPE
Note XC. — Au sous-titre. — Béranger connaissait fort peu madame Dufrénoy lorsqu'il fit cette chanson pour la remercier de l'envoi de ses poésies. Celte dame lui en prouva sa reconnaissance en célébrant sa première captivité. 11 lui savait surtout gré d'être restée femme dans des vers dont la sincérité n'est certes pas le seul mérite. Pourtant il reconnaissait qu'ils auraient besoin de plus de travail; mais c'est ce dont les femmes poètes ne sont presque jamais capables. Un peu plus de travail est peut-être tout ce qui manque aussi aux vers de madame Tastu, qui jouit maintenant d'une réputation si méritée et pour le inoins égale à celle que madame Dufrénoy eut de son temps. Mademoiselle Delphine Gay ' fait mieux le vers que ces deux dames; mais il lui manque d'autres qualités qui semblent être leur partage. C'est au moins le jugement qu'en portent plusieurs personnes et qu'en portait
* Madame Emile de Girardin.
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Bérangei lui-même, Du reste, il ne croyait pas l«s femmes propres aux soins mécaniques de la versification, gui, selon lui, étaienl un grand élémenl de la durée du succès. Il disait toujours: « Malheur à qui n'est pas bon ouvrier! .'lais au-...| malheur â qui n'esl que cela! « (Note de Béranger.)
LE BOH ni El!
Note XCl. — .lu titre. — « Est-ce ainsi que Platon parlait de Dieu? » s'écria, à propos de celte chanson, Mardi an gy . tai i^ son réquisitoire. Non, certes; mais Aristophane ne parlait pas des Jieus comme Platon Béranger, dont la croyance en l'Auteur de la nature ne pu( jamais être mise en doute, puisqu'elle esl attestée par nue continuelle inspiration qui perce dans ses moindres productions, et par l'espèce de profession de foi qu'il ne cessa de faire à cet égard, Déranger, en faisant la chanson du Bon Dieu, n'eut pas l'idée de commettre une impiété, il s'en faut. Il prit, cette fois, Dieu comme nos religions l'ont fait dans la tête du peuple, et non comme lui-même l'avait conçu. C'est cette idole grossière qui lui servit de cadre pour des couplets dont la morale, après tout, est plus en rapport avec l'Evangile que celle de nos jésuites intolérants. Marchangy le savait, mais c'était ce qu'il poursuivait dans la popularité de cette chanson. [Note île Béranger.'