‹ Dernieres chansons de P.J. de Béranger, 1834 a 1851, avec des notes de Béranger sur ses anciennes chansonsChapitre 54 sur 149 · DE I! E 1! A M ! I I · texte numérisé non relu

DE I! E 1! A M ! I I

Eu char pompeux aussi bien qu'en charrette. Il nous emporte à nous faire crier :

— Vieux postillon, arrête, arrête, arrête! Buvons ici le vin de l'étrier.

H esl sourd, ne t'ait nulle pause, Sangle tout de son loue puissant, Se ril des effrois qu'il nous cause, Kl n'\ met lin qu'en nous versant.

Je crains pur lui qu'un jour notre planète N'aille en éclats croupir dans un bourbier.

— Vieux postillon, arrête, arrête, arrête! Buvons ici le vin de l'étrier.

Les sols ei les tous en grand nombre

Nous jettent la pierre en chemin.

Fuyons-les donc; mais quel encombre!

Ils seront plus nombreux demain.

S;us-je d'ailleurs ce que demain m'apprête".' Podagre ou pair si j'allais m'éveiller!

— Vieux postillon, arrête, arrête, arrête! Buvons ici le vin de l'étrier.

Ku des jours de mélancolie

On semble au but vouloir courir;

Mais un rien nous réconcilie

Avec la frayeur de mourir.

C'est une fleur, c'est une chansonnette, Ces! un souris qui vient nous égayer.

— Vieux postillon, arrête, arrête, arrête! Buvons ici le vin de l'étrier.

Bh

156 M.UMI.i; ES CH \\S0\-- DE BKK \ NGEIt.

La poste soixante et troisième

Me fournil des relais nouveaux.

Le postillon, toujours le même,

Ménagera-t-il les chevaux?

Amis, d'un mont moi qui descends la crête. Pour vous attendre, ah! je veux enrayer.

— Vieux postillon, arrête, arrête, arrête! Buvons ici le vin <le l'étrier.

Oui, fêtons mon anniversaire,

Réveil de souvenirs constants.

Puisse, une amitié si sincère

Priser les éperons <lu Temps! {Bis.) Pour ramener la joie en ma retraite, Vingt ibis encor venez vous écrier :

— Vieux postillon, arrête, arrête, arrête ! i ,,

.... . > ois.

Buvons ici le vin de l'étrier.

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