DE I! E 1! A M ! I I
Eu char pompeux aussi bien qu'en charrette. Il nous emporte à nous faire crier :
— Vieux postillon, arrête, arrête, arrête! Buvons ici le vin de l'étrier.
H esl sourd, ne t'ait nulle pause, Sangle tout de son loue puissant, Se ril des effrois qu'il nous cause, Kl n'\ met lin qu'en nous versant.
Je crains pur lui qu'un jour notre planète N'aille en éclats croupir dans un bourbier.
— Vieux postillon, arrête, arrête, arrête! Buvons ici le vin de l'étrier.
Les sols ei les tous en grand nombre
Nous jettent la pierre en chemin.
Fuyons-les donc; mais quel encombre!
Ils seront plus nombreux demain.
S;us-je d'ailleurs ce que demain m'apprête".' Podagre ou pair si j'allais m'éveiller!
— Vieux postillon, arrête, arrête, arrête! Buvons ici le vin de l'étrier.
Ku des jours de mélancolie
On semble au but vouloir courir;
Mais un rien nous réconcilie
Avec la frayeur de mourir.
C'est une fleur, c'est une chansonnette, Ces! un souris qui vient nous égayer.
— Vieux postillon, arrête, arrête, arrête! Buvons ici le vin de l'étrier.
Bh
156 M.UMI.i; ES CH \\S0\-- DE BKK \ NGEIt.
La poste soixante et troisième
Me fournil des relais nouveaux.
Le postillon, toujours le même,
Ménagera-t-il les chevaux?
Amis, d'un mont moi qui descends la crête. Pour vous attendre, ah! je veux enrayer.
— Vieux postillon, arrête, arrête, arrête! Buvons ici le vin <le l'étrier.
Oui, fêtons mon anniversaire,
Réveil de souvenirs constants.
Puisse, une amitié si sincère
Priser les éperons <lu Temps! {Bis.) Pour ramener la joie en ma retraite, Vingt ibis encor venez vous écrier :
— Vieux postillon, arrête, arrête, arrête ! i ,,
.... . > ois.
Buvons ici le vin de l'étrier.