M. JUDAS
.Note L\\ 11. — Au titre. — Cette chanson fut faite pour une réu^ nion de libéraux, qui s'intitulait « Société des Apùlres; » Béranger y portait le nom de Jacques le Majeur. Sa cluinsoii commençait ainsi :
1M: BEUA^Gtll. '265
Mes tières, les bons apôtres, Que mon cousin le bon Dieu, Lorsque nous faisons tles nôtres.
Soit avec nous dans ce lieu !
Mais, s'il fut pris en défaut Pour avoir parlé trop haut.
Parlons bas.
Celle sociélé, qui se réunissait à lable, ii'eul ])as une longue durée. Un homme de police s'y élait introduit dès le commencement, et il n'en fut pas le seul Juda.s. Le portrait de ce lâche apôtre convenait à tant de gens, que, par la suppression du premier couplet, cette chanson devint d'une application générale. Cependant il en l'ut fait une particulière à un ancien membre du Caveau, soupçonné d'avoir précédemment appartenu à la police impériale, et devant qui, en 1815, Déranger fut prévenu par Désaugiersde ne pas chanter le Boi d'Yvetel. Depuis, ce même personnage n'en a pas moins obtenu et cumulé des places de censeur, de bibliothécaire, des pensions, des croix, etc. {Noie de Béranger.)
11 n'est pas très-difficile, en ouvrant deux ou trois almanachs, de deviner quel est le personnage dont veut parler Déranger. (Sole de l'Edilcur.)