A MES AMIS
Air : Ainsi jadis un grand propjiplp,
Dix-neuf août ! Dieu ! quelle da(e \ Mes chers amis, à jour pareil, Je vins sur notre terre ingrate Trfiîper cinq pieds d'ombre au soleil .
70 DERNIEHF.S CHANSONS
Voyant, à Tlieure d'apparaître, Mon bon ange saisi d'effroi, Je fis bien des façons pour naître.
Mes amis , pardonnez-le-moi . ( Bis. )
Mon ange me pi'êle main-forte ;
Mais, un docteur aux bras de fer *
Pe mon gîte forçant la porte,
Je sors comme on entre en enfer.
Pour moi quels tourments vont donc suivre
L'épreuve où je viens d'être mis ?
Je crains déjcà de longtemps vivre,
Pardonnez-le-moi, mes amis.
Mon bon ange alors me révèle L'avenir qui m'est réservé :
Comme un pauvre joueur de vielle, Je chante en l)altant le pavé.
Mon indigence est poursuivie.
On m'emprisonne au nom du roi.
J'hésite à mener cette vie.
Mes amis, pardonnez-le-moi.
Mon bon ange m'annonce encore Pour mon pays de longs condjals, Une UbtMlé dont l'aui'ore Se fond en brumes et frimas.
' Ma mvi'o souffrit pomlaiiL iilii-.icurs jours avant do me moltro au mondo, et ne put, ètro délivrée que par le forecps, qu'on n'employait alors que dans les ras extrêmes, [^ulc de Béraïujrr.)
DE BERAAGEn.
Lu siècle iiail, qui rien ne Tonde:
La gloire y tombe en désarroi.
Oh ! que j'ai regret d'être au monde I 3Ies amis, pardonnez-le-moi.
Mais en rianl j'aurais dû nailiv, Si mon bon ange eût dit d'aboid :
L'amitié viendra sur ton être Verser l'oubli des maux du sort.
Moi dont elle a séché les larmes, 3loi qu'à son culte elle a commis.
J'aurais dû pressentir ses charmes.
Pardonnez-le-moi, mes amis. [Bis.