‹ Dernières chansons de P.J. de Béranger, 1834 à 1851 (volume 2)Chapitre 41 sur 136 · LES VIOLETTES · texte numérisé non relu

LES VIOLETTES

Aiu

« Hélas! violelLes cliarinanles, V^ous vous hâtez trop de fleurir.

Au soleil ces neiges fumantes, Le verglas peut les i-ecouvrir ; Mars nous garde encor des lournienles.

IVaissez-vous aussi pour souffrir?

<( — Bénis le ciel qui nous ordonne U'éclore en dépit des glaçons.

La pauvre Laure, enfant si bonne, Va nous chercher dans ces buissons :

A souhait pour qu'elle y moissonne, En grelottant nous fleurissons

« — Douces fleurs, quelle est cette fille?

— Une orpheline qui nourrit

Ceux qui se sont faits sa famille,

Vend des fleurs quand le ciel sourit,

Lasse la quenouille et Taiguille,

Ou glane aux champs que Dieu mûrit.

'( Ce matin, dès la pâle aurore, Un ange a passé par ici.

Il a dit : Enrichissez Laure;

Bis.

DE BK RANGER. lir

Le pain manque, et Laurc en souri va venir; hàlez-vous créclore, ) L ange a dit vrai, car la voici. » )

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