‹ Dernières chansons de P.J. de Béranger, 1834 à 1851 (volume 2)Chapitre 48 sur 136 · A A NT 1ER · texte numérisé non relu

A A NT 1ER

Ain : Ainsi jadis un grand proplièlp.

Tandis qu'aimable et gai convive, Tu règnes dans plus d'un repas, Anlier, il faut que je t'écrive Comment je fête les jours gras.

Seul, entre ma lampe et ma chatte, Vieux rêveur, je vois sous mes yeiix Des temps d'où notre amitié date Passer le fantôme joyeux.

A jours pareils, notre jeunesse, S'affublanI d'habits les plus fous, S'écriait : Joie, amour, ivresse, Nous ont taits dieux; imitez-nous.

Mais pourquoi d'im carton fantasque Prenions-nous le voile importun?

A des fronts si gais point de masqu(î : C'est au vieillard qu'il en faut un.

Te rappelles-tu nos soirées?

Le Champagne à crédit moussant ?

Les belles robes déchirées?

Le rire an loin retentissant?

DE r.Kr.ANr.En, icr.

Quels chants ! quels cris ! C'était merveilles De nous voir traiter, chaque nuit, Les plaisirs comme des abeilles Qu'on arrête à force de bruil.

Souveuir cher à mes pensées!

Grâce à la fraîcheur qu'il leur rend.

Je souris aux heures passées, Je m'arrange du jour mourant .

Pur de haine et d'hypocrisie, Rêvant le bien, cherchant le beau, Je sème un peu de poésie Sur les marches de mon tombeau.

Clier ami, loin que je me gronde D'avoir tant chanté le plaisir, Quand je finirai pour ce monde, Je n'y laisserai qu'un désir :

C'est qu'à la saison printanière, D'heureux enfants, au teint vermei I .

ViennenI, où dormira ma bière.

Sur les Heurs danser au soleil.

Page 1