‹ Dernières chansons de P.J. de Béranger, 1834 à 1851 (volume 2)Chapitre 7 sur 136 · L EGYPTIENNE · texte numérisé non relu

L EGYPTIENNE

Que vois-je! 0 signes de puissance!

0 labeurs du f^énic humain !

Muses, pour vous cpielle épopée !

Législateuis, qu'il sera grand !

France, à l'œuvre ! forge une épée

Poui' cette main de conquérant.

Hois, pleurez vos orgueils de race ;

Suivez-le, peuples haletants.

Moi, je tombe aux pieds dont le tem)>s

Doit à jamais garder la trace, .l'ai vu ta main. 0 noble enfant! crois-moi, Onand je te dis : Tu seias plus qu'im roi. »

Aux paroles de la sibylle.

Le jeune homme, silencieu.v:, (]roise les bras, rêve, immobile .

l'n éclair brille dans ses yeux.

A genoux reste l'Égyptienne, Mais Joseph s'écrie, exalté :

'< Napoléon, qu'il te souvienne Ue moi dans ta prospéi'ité, ^fin de payer rétrangère

Pour qui Dieu n'a rien de caché, Frère, courons vendre au marchô Los olives de notre mère.

l'égyptienne.

J'ai vu ta main. 0 noble enfant ! crois-moi, {Bis.

Quand je te dis : Tu seras plus qu'un roi. »

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