BOUQUET
Note XI-V. — Âic deuxième couple! el aux vers : Où Favart... on Panard, etc. — Deux croix marquent que Déranger voulait mettre deux notes pour parler des deux chansonniers que ses vers caractérisent ici rapidement et nettement. Dans Ma Biographie il est question de Favart, que Déranger a vu dans son enfance. Il n'a pu voir Panard, né en 1694, mort en l"f)5. (iSole de rÈdilenr.)
TRAITÉ DE POLITIQUi:
?SoTE XLVI. — A la date. — Cette chanson, faite dans les Cent- Jours, peu de temps après le retour de Napoléon, pai^ut imprimée dans plusieurs journaux. Parmi les auteurs qui ont injurié ce grand homme après sa double chute, il y en a peu, sans doute, qui eussent voulu lui parler ainsi que Déranger le lit dans ces couplets. Lors de la seconde rentrée des Dourbons, on ne l'accusa pas moins d'avoir llatté l'Empereur. Il fut loin d'en juger ainsi, puisque dans son premier volume, publié à la fin de 1815, il n'inséra pas cette chanson, parce qu'il la regardait comme une critique trop directe du gouvernement impérial, ce qui lui semblait peu convenable alors.
Il faut toujours se rappeler que Déranger n'avait pas encore osé donner à son genre des formes plus en rapport avec les idées qui occupaient le peuple français. De là, le ton et le cadre qu'il prit dans le Traité de politique.
C'est à l'époque où il fit cette chanson qu'on lui proposa la place de censeur du Journal général, feuille connue par son royalisme. Réranger, partisan de la liberté illimitée de la presse, refusa cette place, qui rapportait six mille francs, quoiqu'il n'eût alors pour vivre et soutenir des charges assez fortes que son emploi de dixhuit cents francs. (Note de Béranger.)