‹ Dernières chansons de P.J. de Béranger, 1834 à 1851 (volume 2)Chapitre 97 sur 136 · A MON AMI DÉSAUGIERS · texte numérisé non relu

A MON AMI DÉSAUGIERS

.Note XLIX. — Au sous-titre. — Peu de temps après la seconde P.eslauralion, Désaugiers fut nommé directeur du théâtre du Vaudeville. Déranger voyait encore fréquemment cet homme aimable, qui, jusque-là, avait semblé respecter les opinions de ceux qui ne pensaient ni n'agissaient comme lui. 11 se fit un plaisir de lui adresser cette chanson, où à des éloges mérités se mêlaient quelques idées patriotiques.

Dans les éditions de l.S'SI et suivantes. Déranger eût éprouvé de la peine, quoique toute intimité eût cessé entre Désaugiers et lui, à effacer le mot fimi placé en tête de cette chanson. 11 connaissait trop bien Désaugiers pour lui en vouloir de quelques torts de conduite qui tenaient à la faiblesse de son caractère, et que même il n'aurait jamais eus, s'il n'eût été entouré que d'amis véritables. Ce joyeux chansonnier fit lui même savoir à Déranger combien il regrettait de n'avoir pas continué d'être en rapport avec lui. Ce regret était partagé. Mais un des résultats les plus tristes des dissensions politiques, c'est qne non-seulement elles divisent les hommes les plus laits pour s'aimer, mais que le temps, en rapprochant enfin les partis les plus opposés, ne renverse pas toujours les barrières que les opinions ont élevées entre ces mêmes hommes. {Noie de Béranger.)

Désaugiers est mort le 9 août 1827. (No'e de rÉdi/eur.)

DE BRnA.NGF.n. 25!»

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