‹ Dernières chansons de P.J. de béranger, 1834 à 1851Chapitre 118 sur 215 · PLUS DE POLITIQUE · texte numérisé non relu

PLUS DE POLITIQUE

Note XLVIII.— A la date.— Pour la seconde fois l'ennemi éuit sous les murs de Paris, dont la résistance ne devait pas durer, quand l'auteur fit cette chanson. Elle est bien différente, pour le ton, de celle qu'il avait faite un an auparavant, à peu près en pareille circonstance. Il commençait à sentir qu'on lui permettrait de prendre des accents plus graves pour parler des grands événements qui répandaient tant de tristesse dans le peuple. Le succès qu'obtint cette chanson le confirma dans l'idée qu'il avait que le peuple, depuis la Révolution, étant entré pour quelque chose dans ses propres affaires, il fallait que le genre qu'on disait être l'expression des sentiments populaires prît enfin tous les tons pour répondre à ces mêmes sentiments. L'éloge de l'amour et du vin ne devait être le plus souvent que le cadre des idées qu'il fallait que la chanson exprimât désormais, au moins à une époque où toutes les circonstances un peu importantes réagissaient sur des masses nombreuses et sur des individus plus éclairés. (Note de Bcranger.)

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