‹ Dernières chansons de P.J. de béranger, 1834 à 1851Chapitre 3 sur 215 · UNE FORT JOLIE CHANSON · texte numérisé non relu

UNE FORT JOLIE CHANSON

Air : Ainsi jadis un grand prophète,

Brazier, grand merci de ton livre.

De nos beaux jours gai souvenir.

• Depuis que cette chanson est faite, Brazier a cessé de vivre : il était moins âgé que moi. C'est un des vaude-

Quoique un peu las déjà de vivre Je te olianle pour rajeunir.

Que de soupers .'Que d'amourettes' Que de vrais amis à vingt ans!

C est la le temps des chansonnettes, Oh! le bon temps! oh! Je bon temps!

Des airs que module une amie ^ vingt ans naît plus d'un refrain Nos vers narguent l'Académie, Nos plaisirs, tout censeur chagrin

La 2iiontre d'or paiera nos dettes; Que sert de compter les instants?

C'est là le temps des chansonnettes, Oh.Me bon temps! oh! Je bon temps!

Chauve déjà, mais jeune encore* Je me vois admis au Caveau ;

Là, tu fais d'une voix sonore' Applaudir maint coupJet nouveau- Moi j'y chante un hymne aux grisettes, Porte-bonheur de mon printemps.

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mais aussi sanw ^ -, Chansonnier sans travail

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• J'avais trentre-trois ans. [f^ote de Béranger.)

DE BÉBANGER 23

Vive le temps des chansonnettes !

Oh ! le bon temps ! oh ! le bon temps !

Je vois eucor régner à lable Désaugiers, notre maître à tous, Bon convive si regrettable, Trop fou des rois, mais roi des fous.

Coulez, bons vins, sautez, fillettes, A sa voix que toujours j'entends.

Vive le temps des chansonnettes !

Oh ! le bon temps ! oh î le bon temps !

Moi, depuis, aux vieilles pagodes J'adressai de vertes leçons.

Si l'on dit que j'ai fait des odes, N'en crois rien : j'ai fait des chansons. Est-ce leui' faute, les pauvrettes, Si leur père avait cinquante ans ?

Adieu le temps des chansonnettes !

Oh ! le bon temps ! oh ! le bon temps !

Voisin, l'hiver n'ose t'atteiuch'e :

Ton recueil charmant en fait foi.

Ma gaieté, qu'un rien vient éteindre.

Trouve à se rallumer chez toi.

Oui, grâce à ta muse en goguettes, Grâce à tes refrains si chantants.

Je rêve au temps des chansonnettes.

Oh ! le bon temps ! oh ! le bon temps !

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