‹ Dernières chansons de P.J. de béranger, 1834 à 1851Chapitre 7 sur 215 · JOSEPH · texte numérisé non relu

JOSEPH

Garde-t'en bien : c'est un péché.

Allons plutôt vendre au marché Les olives de notre mère*.

l'égyptienne.

Voyons ta main, mon enfant, et crois-moi, (Bis.) Quand je dirais : « Tu seras plus elu'un roi. » Les chevaux s' arrêtant d'eux-mêmes,

« Voyez, dit-elle en souriant.

J'ai, pour braver les anathèmes, Tous les secrets de l'Orient. »

Malgré l'aîné, qu'elle intimide, Le plus jeune, au regard altier.

S'avance alors : — « Femme intrépide, Vous avez vu le monde entier ? '>

l'égyptienne.

Oui, j'ai vu tout, ombre et lumière,

Enfer et ciel, morts et vivants.

Dieu m'a crié : « Comme les vents.

Passe et n'emporte que poussière. »

Voyons ta main, mon enfant, et crois-moi, Quand je dirais : « Tu seras plus qu'un roi. »

NAPOLÉON

En Egypte vous êtes née ?

• Madame Laetitia Bonaparte n'élevait sa nombreuse famille qu'à force d'ordre et d'économie ; elle faisait vendre les fruits de sa petite propriété, dont son fils aîné, Joseph, partagea de bonne heure la direction avec elle. (Note de Béranger.)

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