‹ Dernières chansons de P. J. de Béranger, de 1834 à 1851Chapitre 101 sur 101 · LA RIME · texte numérisé non relu

LA RIME

Air : Va-t'en voir s'ils viennent.

Quels chants n'avons-nous pas eus

A fête pareille!

Mon cœur, fidèle aux vieux us,

Me crie à l'oreille :

Cours après la rime, J

Cours, | Bis.

Cours après la rime. )

Mais la rime sans pitié

Me devient rebelle, Elle fuit...; tendre amitié,

Cours vite après elle,

Cours après, etc.

liaison, qui la querellais,

Deviens plus bénigne; Tu peux, faute de filets,

La prendre à la ligne.

Cours après, etc.

Fais-la se rendre à mes vœux,

Toi, peu timorée Gaieté, qui par les cheveux

L'as cent fois tirée.

Cours après, etc.

ŒUVRES POSTHUMES

Gaudriole, à la chercher

Prouve ton adresse :

Tartufe a pour la cacher

Son livre de messe.

Cours après, etc.

Philosophie, aux abois

Mets cette donzelle, Qui souvent, avec mes doigts,

Moucha ta chandelle.

Cours après, etc,

Mais sans elle à ce repas

Le plaisir arrive.

Joyeux amis, n'allons pas

Dire à ce convive :

Cours après la rime, )

Cours, Bis.

Cours après la rime.

Il ne servirait à rien de grossir le recueil des Dernières Chansons de la Belle Fille et de la Petite Bouquetière, qui ont été détachées du manuscrit lors de la publication, de même que Béranger a retranché de ses volumes anciens un assez grand nombre de chansons qui, pour n'avoir jamais été publiées, ne sont pas toutes perdues.

Son œuvre est close telle qu'il la réglée et telle qu'il a voulu que ses amis la réglassent après lui. Ce ne peut être qu'eu forme de notes et dans des études biographiques ou littéraires que ce qui a été recueilli et ce qui peut être recueilli encore de Béranger, quelle que soit la date de ces morceaux, pourrait trouver une place.

PAII1S. — IJlP. SIMON 11AÇON ET COMP., RUE d'EUFUISTU, 1.

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