‹ Dernières chansons de P.-J. de BérangerChapitre 14 sur 119 · IR · texte numérisé non relu

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.< Mais, tout le temps de l'incessante lutte « Où son génie étonna l'univers,

« Tremblante, je veillais, tenant les bras ouverts ' • Pour le recevoir dans sa chute.

« (Napoléon, sous le toit de tes pères, i< Ton premier âge à flots purs s’écoula.

« Tu m'aimais tant ! Ah ! chéri de tes frères,

<1 Adoré de tes sœurs, que n’as-tii vieilli là !

« Là de tes (ils Dieu bénirait le nombre ;

« J’y vois à peine, ils guideraient mes pas ;

« El là du moins nos pleurs (où ne pleure-t-on pas’)

« Moins amers couleraient dans l’ombre.

« Ton fils sans doute, en longues rêveries,

« Vers son berceau qu’entourait tant d’amour « Revoie encore, et dans les Tuileries « Voit ses hochets mêlés aux splendeurs de ta cour.

« Bien jeune instruit par sa mère elle-même « Que pour les rois il n’est pas de saints nœuds,

« Son cœur aura surpris des souvenirs haineux « Sur les lèvres de ceux qu’il aime.

n Vierge Marie, ah! tenez lieu de mère « ,V cet enfant qui m'a souri si beau.

« L’unique vœu de ma vieillesse amère.

Il (l’est à sa piété de devoir un tornlvau.

« El, s'il se ixml, fils et Français fidèle.

Il .Sans être roi, ni vengeur ni vengé.

Il Que dans Paris un jour l’enfant rentre i liargé K De la dépouille paternelle. »

DE nÉDANCEn. fif)

Mais on annonce nn messager de Vienne.

« Madame, il pleure, il est vêtu de deuil. »

Elle sait loul ; il faut qu'on la soutienne;

Elle semble à genoux prier sur un cercueil.

K Pauvre orphelin, objet de tant d’alarme>, » Dit-elle enfin après un long efforl,

« Adieu ! renfant n’est plus ! Ah ! tout mon fils est mort , « Hélas! et je n’ai plus de larmes. »>

Des simples chants que ton grand nom m’inspire, Napoléon, c’est ici le dernier.

Républicain, s’il a blâmé l’Empire,

Sur ta chute et tes fers pleura le chansonnier.

Pour réveiller notre France abattue.

J’exaltai l’homme, et non le souverain.

Puisse la main du peuple incruster dans l’airain Mon nom au pied de la statue !

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