‹ Dernières chansons de P.-J. de BérangerChapitre 16 sur 119 · LES OISEAUX DE LA CRENADIÈRE · texte numérisé non relu

LES OISEAUX DE LA CRENADIÈRE

Aih î

Uomnip ou ses vœux l'homme s’abuse!

Le ciel i>ermel (|u'eii ce réduit, Dis:u;>-je d’iuu; voix (|ui s’use,

Mes derniers jours coulent sans bruit.

Et de cos murs le sort m’exile.

.Adieu, llouvo, ai bustes et fltnirs.

Vous, d<! mes fruits joyeux voleurs.

Oiseaux <|ui charme/ c('t asile.

Oiseaux, aditni. Peuple heureux et chéri, ) En vous créant l’Êternel a souri. j

bis.

‘ l a Grpn.nditre, pelilp lia1iil.alion sur Ij"^ liords de la l.oirc, vis-à-vis de Toiir.s, déciile avec l'adiniralile laleiil qu’on lui (Oiinait par .M. de Balzac, qui y avait demeuré qucli|Ue temps avant moi. l.e propriétaire de relte agréable maisonnette.

l»Eli.Mi:UES (;1IA^S0.^S DE DEllA.MjEn.

JViilfiiiis un oibwiu iiic l’époïKlrc :

(I Ami, puiirquoi r:if(lif’i-r liinl?

« Sur nous l’oriigc vi(!iit-il rmulre,

« l’n iibi'i pai lüiil nous alicncl.

«' Ouiihtl riiiver, qui tout décoloa'.

Il Dopuuillt! jardins ot Ibirts,

« Il l’osle enror (pielijues cyprès Il D’où nos voix réveillent raurorc. «

Uiseaux, adieu. Peuple heureux et clieri,

En vous créant rÉternel a soui'i. '

Il La |>auvreté, soinlire nuajiP,

Il Itienlùl, dis-tu, tondra sur lui.

Il Jeune, tu bravais son passage;

Il .Vu soleil n'as-lu donc plus toi '.'

Il Erois-nous, cpielipies roules nouvelles Il ljue Ion vol prenne en son esior.

Il Si le nuage crève encoi',

Il LU rayon séchera les ailes. »

Oiseaux, adieu. Peuple heureux et chéri.

En \ous ci'éant rÉterneLa souri.

Il tu nous as chaulé, sous ces li'eilles,

<1 L’aigle expiranl, caplit des mers.

Il Apprends d’intorlunes [lareilles Il A suhi)' de communs rc\ers.

» Va gaiemenl où le sort te pousse,

« A la ville ou dans un chalel.

l'excellent M. de I.oiigpré, ù qui il ii’a (las lenu que j'j prn • longeasse mon stijnur, a respecté les planl.itions qu'il ni’avail permis d’y faire. [Sole de liériitujtr.)

DHIiMKHES CHA.NSO.VS

» l’mir Ion nid, pauvre roitelel,

« One le faiil-il? l'ii ik'ii de nionsse. »

l.)i'<‘aux, aflien. l’eiiple lienrenx el diêi i, Kn vous ciéanl rÉternel a souri.

« La lin «le lont, nnl ne l'if;nore.

« ll'avance tn sauras (|uitlei'

K Ces rosiers qui sont près d’ècloia',

<( Ces arbres qu'on l'a vu piauler.

<( Lorsqu'à partir lu le disposes.

Il l'n corlM'au te crie à l’érai’l :

Il l’our. parer les loinljeaux, vieillard.

Il Dieu pai loul a semé les roses, n Oiseaux, adieu. Peuple heureux el chéri.

Lu vous créant l’Élerncl a souri.

Oiseaux, iiierei! Home lut saj;e De vous consulter aulrelois;

.le vais an )>his prochain riva^^e*

\’ivre en un coin sous d'humbles loils.

Ici, vous (pii du vieil ei niile l'icoi'ii'/, en paix les raisins.

S'il a d('S arhri's pour utisius,

\ Cnez charmer sou nouveau ^ile.

Oiseaux, adieu. Peuple heureux el chéri, j Kn vous créani rÉh'rnel a souri. (

* Uue r.liauviiicaii, à T»lir>. [Suit tli’

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