LES OISEAUX DE LA CRENADIÈRE
Aih î
Uomnip ou ses vœux l'homme s’abuse!
Le ciel i>ermel (|u'eii ce réduit, Dis:u;>-je d’iuu; voix (|ui s’use,
Mes derniers jours coulent sans bruit.
Et de cos murs le sort m’exile.
.Adieu, llouvo, ai bustes et fltnirs.
Vous, d<! mes fruits joyeux voleurs.
Oiseaux <|ui charme/ c('t asile.
Oiseaux, aditni. Peuple heureux et chéri, ) En vous créant l’Êternel a souri. j
bis.
‘ l a Grpn.nditre, pelilp lia1iil.alion sur Ij"^ liords de la l.oirc, vis-à-vis de Toiir.s, déciile avec l'adiniralile laleiil qu’on lui (Oiinait par .M. de Balzac, qui y avait demeuré qucli|Ue temps avant moi. l.e propriétaire de relte agréable maisonnette.
l»Eli.Mi:UES (;1IA^S0.^S DE DEllA.MjEn.
JViilfiiiis un oibwiu iiic l’époïKlrc :
(I Ami, puiirquoi r:if(lif’i-r liinl?
« Sur nous l’oriigc vi(!iit-il rmulre,
« l’n iibi'i pai lüiil nous alicncl.
«' Ouiihtl riiiver, qui tout décoloa'.
Il Dopuuillt! jardins ot Ibirts,
« Il l’osle enror (pielijues cyprès Il D’où nos voix réveillent raurorc. «
Uiseaux, adieu. Peuple heureux et clieri,
En vous créant rÉternel a soui'i. '
Il La |>auvreté, soinlire nuajiP,
Il Itienlùl, dis-tu, tondra sur lui.
Il Jeune, tu bravais son passage;
Il .Vu soleil n'as-lu donc plus toi '.'
Il Erois-nous, cpielipies roules nouvelles Il ljue Ion vol prenne en son esior.
Il Si le nuage crève encoi',
Il LU rayon séchera les ailes. »
Oiseaux, adieu. Peuple heureux et chéri.
En \ous ci'éant rÉterneLa souri.
Il tu nous as chaulé, sous ces li'eilles,
<1 L’aigle expiranl, caplit des mers.
Il Apprends d’intorlunes [lareilles Il A suhi)' de communs rc\ers.
» Va gaiemenl où le sort te pousse,
« A la ville ou dans un chalel.
l'excellent M. de I.oiigpré, ù qui il ii’a (las lenu que j'j prn • longeasse mon stijnur, a respecté les planl.itions qu'il ni’avail permis d’y faire. [Sole de liériitujtr.)
DHIiMKHES CHA.NSO.VS
» l’mir Ion nid, pauvre roitelel,
« One le faiil-il? l'ii ik'ii de nionsse. »
l.)i'<‘aux, aflien. l’eiiple lienrenx el diêi i, Kn vous ciéanl rÉternel a souri.
« La lin «le lont, nnl ne l'if;nore.
« ll'avance tn sauras (|uitlei'
K Ces rosiers qui sont près d’ècloia',
<( Ces arbres qu'on l'a vu piauler.
<( Lorsqu'à partir lu le disposes.
Il l'n corlM'au te crie à l’érai’l :
Il l’our. parer les loinljeaux, vieillard.
Il Dieu pai loul a semé les roses, n Oiseaux, adieu. Peuple heureux el chéri.
Lu vous créant l’Élerncl a souri.
Oiseaux, iiierei! Home lut saj;e De vous consulter aulrelois;
.le vais an )>his prochain riva^^e*
\’ivre en un coin sous d'humbles loils.
Ici, vous (pii du vieil ei niile l'icoi'ii'/, en paix les raisins.
S'il a d('S arhri's pour utisius,
\ Cnez charmer sou nouveau ^ile.
Oiseaux, adieu. Peuple heureux el chéri, j Kn vous créani rÉh'rnel a souri. (
* Uue r.liauviiicaii, à T»lir>. [Suit tli’
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