LK CH A SS K U U
« l’elils oiseaux, «pu* j'aime euleiidre Vos eoncerts dans res lioux épais!
Voire rlianson, joytuist* ou tendi'e,
Kst pour mon cœur l'iiymne de paix.
.Mais rraijiue/. I«*s lacs «pi'oii pi'ut li-mln*. I.e iHiidit'ur l'ait lant d«; jaloux!
Taisi'Z-voiis, oiseaux, laisez-vous.
U Vieiil un rliasseur; sou |ias redoulile.
.Maill é scs rliiens, point de yibier.
S’il allait, de son fusil dcîuble, l’aube de mieux, vous l'oud l oyer '.'
Ab ! maudit soit l’homme qui troubb* L’érlio «pic vous remlez si doux !
Taisez-vous, oiseaux, laisez-vous.
1M-. UEUA.N(;E1!.
Il Uieii iraiTôU' des mains cnu lies.
Las ! J’ai vu des chasseurs, un jour, Aljallre au vol deux hirondelles Dont je saluais le retour.
Vos chansons aUendrironl-elles L’enl'anl qui s’arme de cailloux?
Taisez-vous, oiseaux, taisez-vous.
(I Lharmanls oiseaux, connaissez riiomme ; (ju'il soit Ijoucher, soldat, chasseur,
11 l'usille, il sabre, il assomme,
Kl trouve au saii},' de la douceur.
Les moins cruels soni ceux (|n'on nomme lîourreaux ; soit dit bien entre nous, Taisez-vous, oiseaux, taisez-vous. »
Itou Dieu! c.'est li‘ chasseur (|ui lirel Il blesse à l'aile une perdrix.
Son chien la prend ; pauvre martyi e !
Le chasseur, cpie gênent ses cris,
Lui brise la tète; elle expire.
^e soir, il médira des loups.
Il Taisez-vous, oiseaux, taisez-vous. .
Il s'éloigne. Son œil avide \ oit nn chevreuil au bord du bois.
l'abri de l’arme jierlide,
Laissez éclater votre voix.
Mais si demain, le carnier \ide.
Il passe encor près de ces houx.
Taisez-vous, oiseaux, taisez-vous. >>
. IIKIIMKHF.S CHANSONS
LA lUVlÈlU':
Aiii ; C’rst à mou iiuiilre l'ii l'ail ilc jilairc.
.. Uii lours-Ui, rivière aiiiüureiisi''.'
— Je eonrs :ui pied des rocs peiiduml b’oiii iiir une herlje vij;mireiis*!
Aux Irouiieaux, nourriciers des cliaiii|
Il — l'uis, où va ton onde liiu|tide V
— Sur un sol qu’épuise l’étc-,
Au gré du travail ipii me guide, J’épanche la lécondilé.
» l'uis, avant d’être navigahle,
Sur les grains et sur les métaux,
Je fais, d’un bras infatigable,
Mouvoir la meule et les marteaux.
■I — Parle donc, naïade charmante. Des soirs où, dans tes flots chéris.
Vient se jouer ma noble amante, .\ymphe aux chainiis, déi'sse à Paris.
U Qu’importe et moulins et culture El troupeaux, quand, sous ces lilas.
De la céleste créature Les flots caressent les appas !
DE DÉDANGEn.
« La voici. Qun mon luth fidèle La chaule au doux l)ruil de les flols.
Ne les épauche que pour elle ; l’rèle à ma voix tons les échos.
« Aux vils travaux de noire li‘rre Cesse enfin de livrer Ion coins:
Plus pure, enivre el désidlère La poésie el les amours. »
Qui parle ainsi? C’esl lame folle D’un poêle qui, dans ce lieu.
Oublie aux pieds de son idole Ceux qui travaillent devant Dieu.
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