I.K SAVANT
Vu; '
Lu bon vieillard coiisiillail une sphère.
A rêver vingt fois il se prend.
Vienl un savanl ipii le regarde faire.
Kl dil lonl baiil : « l'auvn* ignorant !
■Apprends de nous les secrels ipie lu sondes,
Si lu lies le fou ipii, dil-oi,, fraib* de fous Ceux ipii pésenl les mondes Dans la balance de Newion. i*
A ce jiropos le \ieillard de sourire :
« l.'allraclion m'a |h*u séduit.
.N’en parlons pas; mais vous, daignez me dire Kummeul la chaleur se produit.
Dans tout système, un seul fait qu'on ignore
DF, n K r, A .N G El!. l!ir.
Doit tPiiir le doute eu éveil.
Or il vous reste à deviner encore Lii grande énigme du soleil.
i( Vos devaueiers vous ont dressé l’échelle ■ Montez; ils vous lendeut la inaiii.
l'aites qu’à tous votre savoir révèle Un progrès de l’esprit humain.
Qui ne connaît jusqu’au moindre cratère (le monde orijheliu de ses dieu.v?
Nous n’avous })lus d’inconnu sur la tei ic :
Il nous faut l’inconnu des cieux.
« Trop longtemps l’homme à la taille du glohe De ses dieux borna la hauteur.
(Ireusez le ciel; que rien ne nous dérobe L’œuvre sans lin du Créateur.
Le mouvement part de sa main féconde :
Suivez-le, mais les yeux ouverts,
Kt révélez à notre petit monde Le Dieu de rimmense univers.
i< Au sentiment accordez une place... »
A ces mots le savant s’enfuit.
« Ce fou, dit-il, aurait besoin de glace.
Le sentiment n’est qu’un produit, i- Mais le vieillard lui crie : « A tort, vous dis-je, La mécanique est votre loi ;
C’est Dieu lui seul, oui, c’est Dieu qui dirige Tous ces globes où rhonime esl l'oi. »
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nF.RMf nKS C.H WSONS
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PLUS n'OISEAlIX piirn MON \nmvf.U';miu
Air : Ainsi jadis nn prand pisudirli'.
Je cnilivdis nn coin dn terre llonl les onil)r:i^'es m'enrhnniaieiil.
Lii, qiiaiKl je rimais solitaire,
Dans mes vers mille oiseaux cliantaienl .
Me voilà vieux; plus rien n’éveille Ces bosquets jadis si peuplés.
En vain l’écho prèle l'oreille :
Tous les oiseaux sont envolés.
(,)uel est, (liles-vons. ce. domaine?
Eli ! mes amis, c’est la clianson.
Où mon vieil espi il, hors d'haleine.
Court battre en vain chaque buisson, rte mes ans sur l'enclos modeste Les frimas sont accumulés;
Pas nn roitelet ne me reste.
Tons les oiseaux sont envoli‘‘s.
Que le riche été se »;ouroime Des épis que nous attendons ;
Qu’à nos yeux roiis’isse l’automue, plus d’oiseaux puiir chanter leurs dons.
liE BÉll .Wr. Eli.
Kii vain le printemps l essuscile Les lleur.s sur nos bords consolés ;
Lorsqu’à chanter l’amour invite.
Tons les oiseaux sont envolés.
C’est mon hiver ipii les el'IVaye;
Ils ne |•evien(h■ont pins au nid.
J’en jiif'e aux vers que je béj^aye Quand l’amitié nous réunit.
,\ntier, loi (|iie mieux elle inspire, i
Chante nos beaux jours écoulés ;
Trompe l’écho prêt à redire :
Tous les oiseaux sont envolés.
.MON OMBRL
An: : JVlait» bon (‘hasseiir aulre^ol^.
L’oisean module un dernier chant;
Moi, vieillard, j’écoute et je songe.
Mais aux feux du soleil couchant Je vois mon ombre cpii s’allonge,
S’allonge et semble aller s’asseoir Au bord de la route iioudreuse.
elle aspire an repos du soir ;
Mon ombre devient paresseuse.
A quoi l’ai-je donc pu lasser?
Au l(■nlps froid comme an temps des roses,
l‘lN lir.RMKIlK.S r.lt \ . N SO N s
Si jt! iiiiuvliais seul pour ponsor, l'our rêver j’ai t'ait bien des pauses.
Ators de trop jiravi's sujets Korçaient-ils mon vol à s’élendi'e.
Tandis qu’au eiel je voya^ieais,
Mon omltre doriuail à m’allendre.
Illianlius-je à de joyeux hampiets.
Sitôt (pi’elle y pouvait paraître, Iterrière moi, comme un lacpiais.