‹ Dernières chansons de P.-J. de BérangerChapitre 51 sur 119 · CHŒUR DE BOURGEOIS · texte numérisé non relu

CHŒUR DE BOURGEOIS

Une idée a frappé riiez nous.

Fermons notre porle aux verrons.

DK DÉRA.NGEH.

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De riiistiliit les souverains Disent : « Sachez, pelite (ille,

■I Que nous ne servons de parrains « Qu’aux entants de noire lamille. ■■

CIKBÜR DK BunKliKOIS.

l’ne idée a happé che./. nous.

Fermons noire porte aux verrons.’

L'n philosophe crie : « Eh quoi !

« Quelqu’un a ci u, cei velle folle,

* D'une idée accoucher sans moi 1 « Il n’en sort que de mon école. »

CHŒUK DK BUL'IiGEOlS.

Une idée a frap[)é chez nous.

Fermons noli e porte aux verrous.

Un prêtre dit : « Siècle de fer,

« Ee qui naît de toi m’épouvante.

« Toute idée est tille d’enfer ; i( Si Dieu créa, le diable invente. *

CH(EUn DF. BUL’RGF.OIS.

Une idée a frappi'' chez nous.

Fermons notre porte aux verrous.

l'n charlatan, qui vient la voir.

L’escamote, fuit et répète :

« Sans tambour que peut le savoir?

.< Que peut le savoir sans trompette? i>

CHŒl'R DK BOCRGEOiS.

Une idée a h appé chez nous.

Fernions notre porte aux verimu.

is.

KKRNIERKS

" Mais, malgré Irompelte et tanibüur,

'< dette idée est sans doute anciertiie, »

.Se dit chacun; et, tour à tour,

(’haeiin lui préfère la sienne.

CIIŒCH ne ROUKUF.OIS.

Une idée a trappé chez nous.

l’ermons noire porte aux veirou>.

Pauvre idée! Enlin, un Anglai^

U’achéte; et le sir Britannique A Londres lui donne un palais.

En criant : « U’est ma tille uniipie! n

CHIEUK DE BOURGEOIS.

Une idée a frappé chez nous.

Fermons notre porte aux verrous.

En France, avec ce père intrus,

Elle accourt. Que d’or elle apporte!

Du lise les valets malotrus Vite au nez lui ferment la porte.

CIKEUR DE BOURGEOIS.

Une idée a frappé chez nous.

Fermons notre porte aux verrous.

.Mais en fraude admise à la cour,

Comme anglaise on lui rend justice.

Son vrai père, le même jour.

Pauvre et fou, mourait à l’hospice.

CUŒUR DE BOURGEOIS.

Une idée a frappé chez nous. i

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Fermons notre porte aux verrous. (

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LKS BÉNÉDICTIONS

Am • Krlio ili‘> lioi>.

Certains iiioi lels ont le don de répandre

Bonhe\tr et joie on se portent leurs pas.

An temps passé l'on ne s'y trompait pas,

Témoin ces mots qn’enfant j’ai pu comprendre :

I) bon vieillard, chez nous daiciKV. venir; i

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