LA NOURRICE
Air : Dans les prisons de Nantes.
Dors, Flora, ma chérie,
Tra , la, tralala, la, la, la.
Snzon, qui t’a nourrie,
■fe berce et bercera Toujours, et chantera.
.lusqu’au matin, suis sage,
Tra, la, tralala, la, la, la.
De ta fauvette en cage.
Dès que le jour poindra,
La voix t’éveillera.
Demain vient tou grantl-père, Tra, la, tralala, la, la, la.
DF, BÉRANGEIl.
Que de joujoux, ma chère !
Plus il t’eu donnera.
Plus ma tille en aura.
Hier, il m’a dit ; Nourrice.
Tra, la, Iralala, la, la, la.
L’amour nous est propice.
Jamais Heur n’èclôra Plus belle (pie Floni.
Oui, cpiand lu seras "l'aiKle, Tra, la, trai.ala, la, la, la, D’amoureux um^ bande A tes pieds s’abattra,
Kl ton cœur choisira.
Le mieux fait te demande.
Tra, la, tralala, la, la, la.
Sous ta fi-aiche ‘juirlande,
Un soir, à l'Opéra,
Ta Ireauté l’enivia.
Ton père dit : « Pour {rendre,
Tra, la, Iralala, la, la, la,
Flora, faut-il le prendre?
— Oui, i> tout bas rèponiira .Ma timide Flora.
Lejeune homme est un prince,
Tra, la, Iralala, la, la, la.
Tout For- de la province
DEHNIÈRES CHANSONS
En robes passera.
Quelle noce on verra !
Te voilà donc princesse, Ira, la, tralala, la, la, la.
Pour plaire à ton Altesse.
Chacun me saluera.
En rira qui voudra.
Tu doteras ma lille,
Tra, la, tralala, la, la, la.
Dieu bénit la famille :
^la fille allaitera l.e (ils qu’il t'envem.
lîn jour, au cimetière, Tra, la, tralala, la, la, la,
1 Ci-jçît, diia ma pierre,
« Suzon que tant pleura < l.a princesse Flora. ►
Dors, Flora, ma chérie, Tra, la, tralala, la, la, la.
Suzon, qui l’a nourrie.
Te berce el bercera 'roujours. et chaulera.
OE BÉRANGEn.
îr.
SEPTIîAdKNAlRI-;
WMVEnSAMîK \in : l.icon dormait ilaii'. un hucape.
Ml' voilà si'pluaKonairt'.
Roaii litre, mais lourd à porter;
Amis, ce litre qu’on vénère,
,\nl de vous n'ose le chanter.
Tout en respectant la vieillesse.
J'ai bien étudié les vieux.
■Vh ! que les vieux Sont ennuyeux !
.Malgré moi j’en grossis l'i'spéce.
Ah ! que les vieux Sont ennuyeux !
.Ne rieu faire est ce qu’ils font mieux.
de mol n’est (las pour vous, mesdames.
A vos traits seuls l’âge fait tort, li'amour persiste au cœur des femmes ; il y sommeille ou fait le mort <!onnaisseuscs comme vous l’êtes.
Tout has vous dites : Fi des vieux !
Ah! (jue les vieux Sont ennuyeux !
Ils s’en vont s'en payer leurs dettes.
IiBRMKUES CM \NSOMS
Ah ! que le» vieux Sont ennuyeux!
Ne rien fnire est ce qu'ils font mieux.
Que de plaisirs un vieux condamne !
Au progrès il met son veto.
« Ne renversez pas ma tisane ;
« Ne dérangez pas mon loto. »
Tous ils ont peur qu’un nouveau monde N’enterre leur monde trop vieux.
Ah ! que les vieux Sont ennuyeux !
Le ciel sourit : le vieillard gronde.
Ah ! que les vieux Sont ennuyeux !
.Ne rien faire est ce qu'ils fout mieux.
Arracheurs de dents politiques,
.Nos hommes d'État, vieux hàl)|t‘nrs, Prétendent guérir les coliques Qu’ils provoquent chez les tremhlenrs !
Ils nous traitent à leur idée;
Régime et drogues, tout est vieux.
Ah ! que les vieux Sont ennuyeux!
France, ils te font vieille t*t ridée.
.\h ! que les vieux Sont ennuyeux !
Ne rien faire est ce qu’ils font mieux.
L’Empereur, s’il léguait encore,
(!anon par le temps encloué.
DK DKmNCKD.
ir,
P’iiible et démentant son aurore,
Aujourd’hui serait bafoué.
Mieux vaut mourir gloire proscrite :
Dieu reprend le génie aux vieux.
Ah ! que les vieux Sont ennuyeux !
\’nyez Corneille et Perlharite.
Ah! que les vieux Sont ennuyeux !
Ne rien faire est ce qu’ils font mieux.
Du siècle 'entier Dieu nous présen e !
Que de sottises en cent ans !
Amis, moi, j’ai perdu ma verve ;
Plus de couplets gais et chantants.
Pour compléter cette satire Le souifle manque au pauvre vieux.
Ah ! que les vieux Sont ennuyeux!
Ici du moins on j)eut en i iiv.
Ah ! que les vieux Sont ennuyeux !
Ne rien faire est ce qu’ils fout mieux.