MES FLEURS
\iii : Charmant ruisseau.
Modestes fleurs, empressez-vous d’éclore :
Déj.i bien vieux, j'ai hâte de vous voir.
DKU.MÈRES CHANSONS
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Dp voire éclal, vile, égayez l'aurore; j De vos parfums, vite, embaumez le soir, i
Fleurir demain serait trop tard peut-être • Pour les vieillards tout flot cache un écueil. Ce beau soleil qui vous invite à naître Peut, dès demain, briller sur mon cercueil.
IjB cholérâ revient, affreux vampire.
Typhus vengeur de l’Indien opprimé.
Eclosez donc, fleurs; que du moins j’aspire Son noir venin dans un air parfumé.
Bü.
Grondent encor les canons dans la ville ; D’horribles cris nos échos sont tremblants!
Si jusqu’ici vient la guerre civile,
Froissez, mes fleurs, entre ses pieds sanglants.
Bis
Fleui-s, vous aussi, vous avez vos souffrances. Le ver est là, le vent peut accourir.
Moi, qui longtemps ai vécu d’espérances, ) Que de boulons j’ai vus ne |ias fleurir! i ‘
Ne craignez pas que ma main vous moissonne ; Vieux, je n’ai plus de Imuquets à donner De vous mon front n’attend plus de couronne; , Je pars en roi qu’on vient de détrônei-. '
Las du combat, des folles théories,
Las de nombrer les taches du soleil,
(Jue n’ai-je enfin, sous vos tiges fleuries, l’n lit creusé potir mon dernier sommeil !
DE DKItANUEK.
Mais, près de vous, fleurs au tendre langage, Si de ma mort, ici, j’atteins le jour,
Puisse un parfum, souvenir du jeune âge, ( Ce jour encor me reparler d’amour! '
Modestes fleurs, empressez-vous d’éclore :
Déjà bien vieux, j’ai hâte de vous voir.
De votre éclat, vite, égayez l’aurore ; j De vos parfums, vite, embaumez le soir. !