ADIEU
\mi : Te !>ouvieiis-tu, disait un capitaine; uit ; /Or nouveau de H. 1/. Aiuom.
France, je meurs, je meui-s; tout me l'annonce. Mère adorée, adieu. Que ton saint nom Soit le dernier que ma bouche prononce.
Aucun Français t’aima-l-il plus? Oh! non.
Je t’ai chantée avant de savoir lire ;
Et, quand la mort me tient sous son épieu.
En te chantant mon dernier souffle expire.
A tant d'amour donne une larme. Adieu !
Lorsque dix rois, dans leur triomphe impie, Poussaient leurs chars suj' ton corps mutilé.
De leurs baiuleaux j’ai fait de la charpie Pour ta blessure, où mon baume a couli'.
Le ciel rendit ta ruine féconde;
De te bénir les siècles auront lieu ;
(!ar ta pensée ensemence le monde.
L’Ei'alité fera sa gerbe. Adieu !
Demi-couché, je me vois dalis la tombe,
■Ah ! viens en aide à tous ceux que j’aimais. Tu le dois, France, à la pauvre colombe Qui dans ton champ ne butina jamais,
Pour qu a tos fils arrive ma prière.
Lorsque déjà j’entends la voix de Dieu, De mon tombeau j’ai soutenu la pierre.
Mon bras se lasse; elle retombe. Adieu!
NOTES
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