‹ Dernières chansons de P.-J. de BérangerChapitre 64 sur 119 · I.K.S ClUNSONS PUBLIÉES P\n LIU WAVT IKi’i · texte numérisé non relu

I.K.S ClUNSONS PUBLIÉES P\n LIU WAVT IKi’i

Dans un exemplaire de l'édition de 1821, en deux volumes iii-lS. Bélanger a placé une centaine de notes écrites sur des feuilles volantes. « Quelques notes sur mes chansons, commencées en 1826; — à Perrotin, » a-t-il mis sur la couverture du premier volume.

L’éditeur se réservait de placer ces notes au lias des chansons auxquelles elles se rapportent, lorsqu’il entreprendrait une é<lition délinitive des œuvres complètes de Béranger; mais, en attendant cette édition définitive, il a paru que le caractère de ces notes, qui sont assez longues, motivait une publication particulière. Elles achèveront de peindre l’homme et do raconter l’hisloire du poêle *.

.V la fln du second volume de l’édition qu’il annolait, Béranger a mis celte note dernière :

« Toutes les notes comprises dans ces deux volumes ont été écrites avant la Bévolution de juillet 1850. L’auteur ne croit pas devoir y faire de changements. Quand elles verront le jour, ce qui ne sera probablement qu’aprés sa mort, il faudra peutêtre que l’éditeur prenne la peine de les revoir et d’en expli(|uer ou d’en compléter quelques-unes, au risque d’ajouter des notes à des notes, si tout cela mérite d’étre publié. •

Ces notes, écrites de 1826 à 1850, précédent de dix ans le travail que Béranger a composé sur sa vie : ce sont comme des matériaux préparatoires.

' De celle manière, tous les anciens sousci'ipleurs des C/nl/uon., de BCro/iiier posséderont ces A'o/rs s.ans avoir à acquérir d'édilion nouvelle. D.ans l'êdi- Uon in-8, et ilans I ’édilinn in-*2 des o'uvr*‘s posthumes, elles suivent )lo liiogniphle.

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lin li'tiiivfin donc ici quelques remarques et quelques pensées qui se retrouvent dans ila B oy’ a/ hie, eipriinées quelquefois d'une même manière; on y trouvera aussi des remarques et des pensées nouvelles. A la suite de l’Iiistoire générale rie Béranger, ces écrits biographiques et littéraires ont une physionomie particulière qui a son prix. C.e n’est pas un de leurs moindres mérites que rie faire en détail l'histoire rie ses plus importantes chansons. Béranger y a marqué plus vigoureusement que partout ailleurs la trace, des elfiirls qu'il a faits pour iloimer a la chanson un rang dans la litti'ralure et pour soutenir son lôle rie 1815 ;t 1850. iL't'.iU/mrA

l'IlKMIKKE PIIKF.VCE (1815)

Aote I. — Ah li re. — Cette préface, que le libraire Eymeri exigea, se trouve en tète du volume de chansons publié cher lui en novembre 1815 et qui jiorte la <late de 1810. Ce volume, qui contenait à peu prés les quatre-vingts premiére.s chansons des éditions postérieures, ne donna lieu contre l'auteur ;i aucune poursuite, et l'on ne parut même pas penser alors à lui ôter la modique place d'expéditionnaire qu’il occupait dans les bureaux de riiniversité depuis 180(1.

Plusieurs de ces chansons furent pourtant incriminées en 1821, lors de leur réimpression et malgré la prescription invoquée.

Longtemps apri's la publication de ce premier volume, on fit savoir à Béranger que, s'il en publiait un second, où se trouveraient les nouvelles chansons qui co’.iraienl manuscrites ou disséminées dans quelques recueils, on se verrait contraint de lui éiter sa place. Cette espèce de menace ne l’empécha pas de faire cette publication, dont le jiremier résullal fut de lui lavir son seul moyen d'existence’. 11 est vrai d’ajouler que la vogue de celte seconde publication fut telle, qu’il en tira de quoi satisfaire à des l)esoins q\ie son amour de l'indépendance a toujours su modérer. Aussi a-t-il souvent répété qu'il s’était corrompu dans la prison de Sainte-Pélagie, parce qu'il y avait eu pour la première fois de sa vie des rideaux é son lit et du feu. Il ajoutait, en sortant de la force, après neuf mois de détention, que là il avait pris l’habitude d’étre servi, lui qui jusqu'alors s’était presque toujours servi lui-même. (\o/e Je Béranger.)

Le recueil de 1821 contenait cent soixante-deux chansons, du Bot J'Yvetnl au Cing Uni Cest à ces cent soixante-deux chansons .seules que se rapportent les notes inédites de Béranger, itfote Je rÊJileiir.)

* Vnv. Vu BiinrajiMt t’dilion in-S. p. H7.)

DF. BÉRA.NGER.

Note II. — A la ligne : Cent de rtcrilurc de Cul â. — Collé, auteur de la Partie de chasse de Henri IV, est le plus varié et le plus spirituel des anciens chansonniers français. Ses couplets, presque toujours graveleux, sont les fruits d'une observation fine et d’une gaieté mordante. 11 a laissé des mémoires recominandaliles par quelques anecdotes piquantes, mais où régne parfois un ton d’humeur qu’on ne s’attend pas à y trouver. Collé, dans son extrême jeunesse, avait entrevu la Uégencc; il passa une partie de •sa vie auprès des grands. Malgré cela et en dépit de la licence reprochée à ses chansons, il a laissé la réputation d’un homme honnête et de incenrs pures. Il mounit en 1783. (,'Vo/r de Hériiiiger.)

I ollé, cousin de Kegnard et ami de Panard et de Callel, dont paiieill tes notes inédites de B<’“ranger, est né en 1709. Le recueil complet de scs chansons a été publié en deux vol. in-18, 1807. Scs mémoires (le Journal historiqw'i, qui sont une œuvre de satire ^trois vol. in-8*), ont paru de 180ü à 1807. {Sole de l'Êdileur.

.Note III. — A la ligne : Conversation entre mon censeur et moi.

On sent que l’auteur fait ici une supposition pour excuser plusieurs ]>arties de son recueil, nécessité que le libraire lui avait imposée. Du reste, il y avait quelques rapports réels entre le chantre de .Marotte et le chansonnier de 1813. {Sote de Béranger. 'i

Note IV. — A la ligne ; Chan.sons que mon censeur n'a pas dû me passer. — Collé publia en effet sons ce litre un recueil chantant dont la licence peut effrayer les censeurs les moins sévéres, {Sole rie Béranger.)

Note V. — A la ligne ; Vous, monsieur Collé, qui avez pour protecteur un prince de l'auguste maison dont vous avez si iien fait porter le héro.s. — Cette note de Béranger manque. Elle eût fait allusion A la ressemblance qu’il y avait entre Collé, protégé du duc d’Orléans, fils du Régent, et auteur de la Partie rie chasse de Henri IV, et IVrangcr, qui, devant à Lucien Bonaparte de si utiles encouragements, chanta la gloire de Napoléon. {Note de t' Éditeur.)

Note VI. — A u commencement du pos'-scriptum. — Telle était la préface du premier volume publié en 1813. Dans l’édition de 1821 , faite en deux volumes, l’auteur a ajouté à cette préface le po.stscriptum suivant {voir et post-scriptum'. Réranger a toujours regretté d'avoir été obligé de faire une préface à ses chansons. Il n’aimait pas à éciire en prose et ne s’en croyait même pas capable. Aussi fut-il aflligé de voir toujours ses libraires vouloir réimprimer ce morceau, qu'il jugeait être mauvais, et dont le ton d’ailleurs ne convenait plus aux productions qu’il a ajonté'cs S celles de son premier volume. {Sole de Béranger.)

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