‹ Dernières chansons de P.-J. de BérangerChapitre 66 sur 119 · L.\ BACCH.YNTE · texte numérisé non relu

L.\ BACCH.YNTE

Nom Vlll. — .lu litre. — Voici une chanson sans refrain. L’auteur en a peu fait ainsi, non par un goût particulier, mais parce qu’il s’était aperçu du peu de succès qu'elles obtenaient. La chanson est faite pour l'oreille : là peut-être se trouve l'obligation des vers répétés à la fin des couplets ou des reprises en forme de rondeau. Quand on s'adonne à un genre, il y a maladresse à lutter contre un goût général. .Notre poésie privée de rhythme accentué a besoin de la rime, cl le goût de la rime amène peut-être celui des refrains. Voulant faire de la poésie chantée, Béranger fut donc contraint de plaire d’abord à l’oreille, avec les seuls moyens que lui olfrait le style de la chanson. {Note de Héraufier.)

LE SÉN.\TEi;P.

.Notk IX. — .iii litre. — On avait tellement soif d'opposition alors, ((unique personne n'osiU en faire, ou plutéd parce que personne u’osait en faire, que celte innocente chanson fut regardée, à cause de son litre, comme un trait de satire dirigé contre le pouvoir, ('.'est une singularité qui .semble inexplicable, aujourd’hui, et (|ui (larcela même mf'ritait d’être signalée. {Note de ftrran(ier.<

I(’.\C.\DÉM1E ET LE C.AYEAi:

Note X. — .\ii litre. — Le Careau moderne était une réunion de chansonniers, instituée à l'imitation de l’ancien Caveau, où, chez

le reslaurateur Lanlel, se réunissaient Hron, Collé, Panard, Crébillon père et Crébillun fils, etc. Le nouveau Caveau a aussi compté des noms Justement cél ébres et a longtemps joui d'une réputation d’esprit et de gaieté; mais les événements politiques ont mis un tenue à ses réunions. Chaque mois cette société publiait un cahier (le chansons et un volume à la fin de chaque année. L'auteur l'ut reçu membre de cette société à la lin de 1815; il n'avait pas sollicité cet honneur, mais il ne put qu’en être llatté. Il ; lit d’agréables connaissances qui le tirèrent de la retraite où il vivait. Il doit surtout citer Désaugiers, dont il a toujours admiré les productions et aimé la personne, malgré la faiblesse de carach're qu’on a pu reprocher à ce chansonnier . Il n’a cessé de le voir que lorsque h‘ président du Caveau tomba dans les excès d’une opinion qui ne pouvait être celle de notre auteur. Béranger ne l'en a pas moins toujours regardé comme un excellent homme, victime et jouet de quelques intrigants qui faisaient tourner à leur prolil son extrême bonté et son rare talent. (.Ya/c tie llérrniiii r.)

KOGER BONTEMPS

(Note .XI. — Au titre. — Cette chanson fut faite en 1814. L'nc portion du territoire français était envahie et le prcssentimeiu d’un renversement général occupait d('jà les esprits sérieux. ( Yo/c lie Béranger.)

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