PLIS DE POLITIQUE
■Note XI.VIII. — A la date . — Pour la seconde fois l’ennemi était sous les murs de Paris, dont la résistance ne devait pas durer, quand l’auteur fit celte chanson. l'Ile est bien différente, pour le ton, de celle qu il avait faite iin an auparavant, à peu prés en pareille circonstance. Il commençait à sentir qu’on lui permettrait de prendre des accents jdus graves pour parler des grands événements qui répandaient tant de tristesse ilans le peuple. I.e succès qu’obtint cette chanson le confirma dans l'idée qu’il avait i|uc le peuple, depuis la Révolution, étant entré pour quelque chose dans ses propres af[aircs, il fallait que le genre qu'on disait être l’expression des sentiments populaires prit enfin tous les tons pour lépondre A ces mêmes sentiments. I.’éloge de l'amour et du vin ne devait être le plus souvent que le cadre des idées qu’il fallait que la chanson exprimât désonnais, au moins é une époque oil toutes les circonstances nn peu importantes réagissaient sur des masse.s nombreuses et sur des individus plus éclairés. (,\o/c il' Hi^rimgcr.'i
A MON AMI DÉSAIICIERS
Note XI, IX. — Alt fiOiis-lüre. — Peu de temps après la seconde Restauration, bésaugiers fut nommé directeur du théâtre du Vaudeville. Bélanger voyait encore fréquemment cet homme aimable, qui, jusque-là, avait semblé respecter les opinions de ceux qui ne pensaient ni n’agissaient comme lui. Il se fit un plaisir de lui adresser cette chanson, on A des éloges mérités se mêlaient quelques idées patriotiques.
Dans les éditions de et suivantes, Béranger eiU éprouvé de la peine, quoique toute intimité eût cessé entre llésaiigiers et lui. .à effacer le mot ami placé en tête de cette chanson. Il connaissait trop bien Désaugiers pour lui en vouloir de quelques torts de conduite qui tenaient A la faiblesse de son caractère, et que même il n’aurait jamais eus, s’il n’eût été entouré que d’amis véritables. Ce joyeux chansonnier lit lui même savoir à Béranger combien il regrettait de n’avoir pas continué d'être eu rapport avec lui. Ce regret était jiartagé. Mais un des résultats les plus tristes des dissensions politiques, c’est que non-seulement elles divisent les hommes les plus faits pour s’aimer, mais que le temps, en rapprochant enfin les partis les plus opposés, ne renverse pas toujours les barrières que les opinions ont élevées entre ces mêmes hommes, [fiole de Béranger.)
Désaugiers est mort le 9 août llWÏ. (No e de l'tdileur.)