‹ Dernières chansons de P.-J. de BérangerChapitre 85 sur 119 · LE VILAIN · texte numérisé non relu

LE VILAIN

Note E. — Alt litre. — (Cette chanson, d.ins rédition de 18ÎI, porte la date de 1815.1 — Nd d'un père qui, trompé par quelques traditions vagues, croyait à la noblesse de sa famille, bien qu’il ne fiU que le fils d'un caharetier du village de Flamicourt, près de Péronne, et qui ajoutait toujours ii son nom la particule nobiliaire, IVranger la reçut dans ses actes de naissance. 11 ne s'eu serait jamais paré, sans la nécessité où il fut d'établir une différence entre son nom et celui de plusieurs Béranger qui, lors de son début, avaient quelque réputation littéraire. Ayant vu plusieurs de ses vers attribués i un M. Bérenger de Lyon, qui eut à souffrir do cette erreur, les vers étant fort mauvais, il prit le de vers 1819. et le fit même précéder des initiales de ses noms patronymiques (Pierre-Jean). A la Bestauration, il continua designer ainsi ses chansons, regardant comme ridicules ces altérations de noms, espèce de concession qui n'est qu’une faible garantie politique. Il était bien sùr d’en pouvoir donner d’autres. Longtemps le faubourg Saint-Germain le crut vraiment noble, même encore après la chanson du Vilain, ce qui ne contribua pas peu à augiiieuler la haine qu’il inspirait. Quand il eut enfin bien établi sa roture, ces messieurs et ces dames disaient alors que c’était parce qu’il était sans naissance qu’il faisait la guerre aux privilèges.

Le troisième couplet de cette chanson fait allusion à tous ces hommes d'ancienne noblesse qui, las d’une retraite forcée dans leurs cluUcaux, sollicitéreni des emplois dans l’antichambre du nouTeau Charlemagne.

Le nom de Merlin l’enchanteur ne peut donner lieu à aucune interprétation. Ce nom ne fut illustré sous l'Empire que par le plus fameux de nos jurisconsultes, qu’on laissa mourir en exil, et qui n’eut rien é débattre avec les domestiques du pi ince. (N'o/e de lièriiiujer.)

I,E VIEUX MÉNÉTRIEn

Note LI. — A la date. — Cette chanson fut faite au milieu des proscriptions et des exécutions qui ternirent la seconde Heslanration, et qui ilnrcnt lui aliéner pour longtemps les cœurs vraiment généreux et patriotiques. Ce n'est pas avec des chansons et des vers qu’on fait entendre raison aux rois et aux factions; mais les poêles ne doivent pourtant pas se décourager. {Sole de Béranger . )

LES IlEUX SŒURS LE CHARITÉ

Niitk lu. — A'i liire. — VoiH une des chansons contre lesquelles Marchangy, avocat du roi, s’est livré aux plus violentes déclama-

lions lois du proers fait à llérangpi *. F.Ue est au nombre dos obansons condamnées.

L'auteur rappelle à la fin du second couplet le refus d’inhumation fait si souvent par nos prêtres à nos acteurs et actrices. (.\o'o de Bérantjer.)

On sait que, lorsque le curé de Sainl-fioch refusa d’ouvrir son église au corps de mademoiselle Rauoourt, il y eut dans Paris de l’agitation. (IVote de l' f'.dileur .)

LES OISE.\rX

Note LUI. — Ma date. — C’est au moment où .M. Arnault se préparait à partir pour l’exil auquel les proscriptions l’avaient condamné, et lorsque sa famille fêtait le jour de sa naissance, que Béranger fit ces couplets, où il n’exprimait que faiblement la peine, que lui causaient les malheurs d’un homme à qui il avait de véritables obligations et dont il a toujours estimé le noble caractère.

La chanson tomba dans les mains de la police. Béranger fut seinoncé et menacé de la pei te de son emploi. C'est alors qu il répondit en riant: « Si on me l’ôte, je me ferai journaliste, .\iinet-on mieux cela? » Sa place d’expéditionnaire lui fut conservée. {Noie de Bfraiiger )

Les Omiiiix, dans l’édition de t8'21, venaient après les Deox b'ieiir.i de Chari i. (No e de l'Editeur.)

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