A MADAME, DUCHESSE DE PARME
Par la foudre et l'éclair en naissant couronnée. Tu vis de tant de deuils tisser ta destinée Que nul coup désormais ne peut t'épouvanter ; Car ta race eut toujours la faveur souveraine D'essuyer avec Dieu le blasphème [et la haine , Que du fond de son puits l'abîme fait monter.
Mais , comme tous les tiens, sourde aux cris de l'abliuc. Sans descendre jamais de sa sphère sublime , Ton âme des partis répudia le fiel ; Et , défenseur du saint , de l'utile et du juste , Ton sceptre fit servir , sous sa tutelle auguste , I/rmpire de la terre à l'empire du ciel.
Les peuple^ , de nos jours , las de leur quiétude ,
Par îa rébellion vont à la servitude ;
La force fait un droit de sa brutalité.
Si jamais tes sujets , mentant à leur nature ,
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Devaient .iiissi , prôtaiit Toreille à l'iinposture , Metti'e lin liuligne prix à leur fidélité;
Tu saurais , par ton cœur comme par ta naissance , Uue la grandeur toujours n'est pas dans la puissance , Que le trône souillé n'est plus qu'un vil poteau ; Uue trop de sang jaillit des folles utopies , »
Et que , sur le parcours des triomphes impies , Un roi ne doit jamais étendre son manteau.
Mais non , non ! s'éclairant de l'incendie immense , Ton peuple , préservé de l'esprit de démence , En conservant sa Coi conservera la paix. L'aquilon du dehors , la tempête étrangère Pourront seuls séparer l'arbuste de son lierre , Unis par tant d'amour et par tant de bienfaits.
Où pourrait-il trouver une main plus loyale Dans l'accomplissement de la tâche royale ?