A MADAME, DLCIIESSE DE PARME
CHii lui rendrait le joug plus noble et plus léger ? Quel pouvoir au malheur serait plus sympathique ? Qui surveillerait mieux la fortune publique ? Qui du danger de tous ferait mieux son danger ?
Ah ! tu ne laisserais à qui prendrait ta place Que le choix de forfaire ou de suivre ta trace. L'espoir du mieux aurait un pénible retour ; Et , quoiqu'il soit habile à cacher sa misère , Le mensonge n'est point si maître de la terre Qu'il puisse tout à fait intercepter le jour.
Tôt ou tard la nuit tombe et la vérité brille. De notre saint Louis auguste et digne fille , Désormais , quels que soient nos tristes changements , Ta douce étoile habite au-dessus des orages ; Et princes et sujets viendront , dans tous les âges , Eclairer leur esprit à ses rayonnements.
Avril 1^5».
A MADAME, DUCHESSE DE PARME. l'A\)