PENDANT UN OlUGE
Mais voilà que des mers la rage est suspendue.
0 ma nef, regagnons les bords !
Le tonnerre , muet dans l'immense étendue ,
N'accompagne plus nos accords.
De livides vapeurs, reste impur de l'orage
D'un mourant éclair sillonné , Sur le soleil couchant tombent , comme l'outrage
Sur un monarque détrôné.
La nuit vient , mais au loin étincelle le phare |
Car, de tout temps, l'homme voulut Faire briller aux yeux de quiconque s'égare
Une lumière de salut.
Du phare des esprits la base est menacée :
La raison à la raison luit ; Comme si l'Océan où flotte la pensée
Était sans tempête et sans nuit !
Seul monument debout au milieu des ruines
De l'espace intellectuel ,