‹ Dernières poésiesChapitre 58 sur 91 · PENDANT UN OlUGE · texte numérisé non relu

PENDANT UN OlUGE

Mais voilà que des mers la rage est suspendue.

0 ma nef, regagnons les bords !

Le tonnerre , muet dans l'immense étendue ,

N'accompagne plus nos accords.

De livides vapeurs, reste impur de l'orage

D'un mourant éclair sillonné , Sur le soleil couchant tombent , comme l'outrage

Sur un monarque détrôné.

La nuit vient , mais au loin étincelle le phare |

Car, de tout temps, l'homme voulut Faire briller aux yeux de quiconque s'égare

Une lumière de salut.

Du phare des esprits la base est menacée :

La raison à la raison luit ; Comme si l'Océan où flotte la pensée

Était sans tempête et sans nuit !

Seul monument debout au milieu des ruines

De l'espace intellectuel ,

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