‹ Dernières poésiesChapitre 77 sur 91 · LA PÉNITENCE · texte numérisé non relu

LA PÉNITENCE

Mais je ne me plains pas de mes vives alarmes , Je te rends , ô mon Dieu , grâces de mes soupirs , le le sens, je devais moissonner dans les larmes ; J'avais semé dans les plaisirs.

Si , pour tes serviteurs , l'infortune est la gloire ; Si le plus misérable est le plus estimé, Allume de tes mains Tautel expiatoire : Que mon crime y soit consumé.

Que désormais ton bras m'afflige , je l'adore : S'il faut pour te trouver passer par le malheur , Au milieu de ses maux si mon âme t'implore , Exauce-la par la douleur.

Que pure elle retourne , immortelle colombe , De l'arbre paternel habiter un rameau : Comme un proscrit absous vient replacer sa tombe Où fut balancé son berceau.

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