Article publié dans la Bibliothèque universelle
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tion, et d'abord c'est l'ardeur qui fait vouloir et qui fait agir. »
Certes nous serions injustes de ne pas voir autre chose que cette noble flamme dans le livre de notre jeune apôtre; mais comme elle y brille plus que toute autre qualité et qu'elle n'a rien d'ailleurs que d'éminemment honorable, il faut dire d'abord que c'en est le premier caractère et le mérite le plus éclatant. Des chapitres comme L'Ennui de Bouddha qui ouvre le volume, ou comme Le Rêve français qui le termine et où l'auteur s'adresse à la France en ces termes :
Jeune fille, si chétive et si courageuse, qui t'avances parmi tes sœurs, la main ouverte et les yeux clairs ;
Jeune fille, la gracieuse, l'indomptable, tes chevaliers ont mis leur amour en toi.
Et c'est à jamais....
de tels chapitres sont de vrais poèmes en prose bien plutôt que des exposés d'idées. Regretteronsnous qu'ils ne soient pas versifiés? Non, car ils le sont peut-être; il se peut que la dernière page, par exemple, si purement poétique et lyrique, soit en vers. Sait-on où finit la prose, où le vers commence, depuis que le « Prince des poètes » a aboli l'emploi des majuscules initiales, seul signe qui distinguât encore de Voratio soluta l'alexandrin français abandonné à toutes les licences ?
Le fervent ouvrage de M. Riou est de ceux dont
La Bruyère a dit qu'ils sont « bons » à coup sûr et « faits de main d'ouvrier », puisque, leur lecture « vous élève l'esprit et vous inspire des sentiments nobles et courageux ». Mais il se prête mal à l'analyse, parce qu'il consiste surtout en élans, en élévations, en appels éloquents et passionnés. Bien différent des froids écrits qui ne se composent que de sages truismes, il est — généralement du moins — irréfutable comme les productions les plus judicieuses. On ne réfute pas, on ne discute pas, et l'on peut difficilement analyser la prédication enthousiaste de la foi, du dévouement au vrai et au bien, de l'activité au service de la patrie. Tout cela est excellent, mais tout cela échappe par son évidence même à ce que la langue de Montaigne et celle du xvne siècle appellent le « discours », à ce que la langue de Platon appelait la dialectique, c'est-à-dire la suite logique du raisonnement.
On sent que pour louer en termes convenables et pour caractériser un tel style, il faudrait lui emprunter ses couleurs et son allure lyrique, appliquer à l'auteur lui-même ce qu'il dit quelque part du comte Albert de Mun : « Devant cet homme en redingote, qu'on voudrait admirer en cotte de mailles et en armet, la lance au poing, sur un cheval bardé de fer, devant ce paladin moderne... on se sent fier d'être Français » ; ou bien encore il faudrait, quand on n'est soi-même qu'un prosateur ordinaire, demander à M. Lucien Maury la permis-
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sion de répéter la jolie phrase de son article de la Revue bleue :
Le beau livre de jeunesse que celui-ci! ardent et loyal, éperonné, casqué, tels ces adolescents armés des tournois anciens, que l'on aimait pour leur grâce, leur feu, leur beau courage, l'audace courtoise de leur épée
Cette vive image d'un jeune guerrier en armes et bouillant comme Achille se présentera spontanément à l'esprit de tous les lecteurs de M. Gaston Riou. Il s'en est lui-même servi dans un beau passage où il exprime éloquemment cette idée juste que la passion fait toute la force des doctrines et qu'il faut toujours que l'on sente un cœur d'homme palpiter sous l'armure :
Des raisonnements? la belle affaire î... Qu'on aille jusqu'à l'âme initiale des philosophies : sous i'écorce dure et bariolée on découvre une passion. Une passion ardente, persistante, énergique, a forgé tout le système et le commande. Ce n'est pas l'armure de mots et de formules dont elle aime' à se vêtir qui a jamais séduit ou repoussé les hommes; c'est elle seule. Seule elle st active. Seule elle fait et défait le monde. Qu'elle meure, et le système meurt de sa mort, armure vide qui s'écroule, chose inutile désormais, — provende tout au plus pour les critiques, ces collectionneurs de panoplies. Car toute idée vivante est une passion; une passion, c'est-à-dire un homme.
Le discours d'autrefois, œuvre de raison, d'ordre et de logique, demandait un style qui, au risque de paraître un peu incolore, fût clair avant tout et plein de sens, qui n'arrêtât, ne retardât par rien, non pas même par les trouvailles les plus ingénieuses du vocabulaire ou de la phrase, l'intelligence immédiate des idées. Le talent d'écrire voulait donc la perfection négative d'abord, que notre nouvelle jeunesse française trop impatiente méprise, méconnaissant tout ce qu'exige de pensée et d'art un soin constamment attentif à éviter toutes sortes de fautes. Le style de M. Riou a d'admirables qualités positives : l'éclat, la richesse, l'esprit, la couleur, le mouvement, la poésie, la vie.... A-t-il le mérite qui consiste simplement à être sans défauts? Non, et je n'ai aucune crainte de lui faire de la peine par cette constatation; car je crois, au contraire, qu'il ne serait pas fier du tout d'être loué pour sa correction classique.
Dans le bel empressement de sa plume, il lui arrive d'écrire des mots les uns pour les autres, ou de dire le contraire de ce qu'il veut dire, ou de ne pas même donner à sa phrase la construction rudimentaire sans laquelle toute ombre de sens nous échappe : « Eux qui s'étaient sentis longtemps étrangers et solitaires dans leur patrie, — dans cette patrie qu'ils aimaient pourtant de l'amour
d'un moine pour son Christ — et en même temps qu'ils étaient illuminés et comme vaincus par une force impérative et surhumaine, ils rejoignaient les vrais Français, les fils les plus nobles et les plus purs de ce sol natal qu'encombre aujourd'hui une espèce de horde sans foi ni loi. » (P. 225)???
Le substantif replàteur (p. 207) n'est pas une faute d'impression, car il est répété à la page 235 : c'est donc un enrichissement de la langue française, ainsi que le verbe houent (« les idées bouent comme en un vase clos », p. 47), que nous devons au critique généreux qui a fait don d'une préface à M. Gaston Riou, mais qui peut-être eut tort d'ajouter à ce cadeau princier trop d'exemples hardis d'une façon toute nouvelle d'écrire un peu témérairement imitée par notre jeune « paladin ».
« L'on voit déjà poindre à l'horizon une littérature dont V étreinte passionnée fera non seulement jaillir de ce chaos l'àme d'ordre qu'il recèle, mais encore en déduira une logique pratique et un devoir » (p. 272). Ce langage est contraire au vieux précepte qui prescrivait la convenance et la propriété des images ; en voici un autre qui viole la règle ancienne d'éviter les mots redondants et superflus : « Toute église chrétienne est la gardienne d'un secret d'allégresse, de force et d'espérance, le paladin d'un idéal de droiture et de fraternité surhumaine, secret et idéal qui, pour chaque fidèle, s'incarnent dans un souvenir brûlant et immortel » (p. 136).
Ces méchantes critiques1 ne seraient qu'un pédantisme odieux, si elles ne pouvaient pas être utiles à quiconque tient une plume et si elles n'avaient pas une portée morale. La langue, instrument de la pensée humaine et de la vérité, a droit au respect de tous ceux qui pensent et qui ont foi en la vérité; l'homme investi de la fonction sérieuse d'écrire doit toujours se rappeler que ce qui vaut la peine d'être dit mérite et exige d'être bien dit.
J'ai hâte de citer du bon Riou. Il y en a, et du très bon. Mais je le chercherai moins dans les pages où l'écrivain est en état lyrique que dans celles où il parle comme un « honnête homme », comme un simple raisonneur. Voici une bien spirituelle appréciation de notre époque :
Il saute aux yeux, d'abord, que notre époque est laborieuse et combative. Elle a peu de temps à consacrer au rêve. Elle ignore ces belles tristesses qui rongeaient naguère, au début du siècle dernier, Toisivelé
distinguée des romantiques Notre temps aime la vie
tout bonnement, d'instinct, sans chercher à cet amour des raisons compliquées. Il ne trouve aucun ridicule à se laisser attendrir par la plainte d'Iphigénie. Il ne sent
1. J'en biffe ici plusieurs et je voudrais de bon cœur les effacer toutes, si ce n'était pas un devoir d'y insister un peu, d'autant plus que je suis seul à me charger de celte ingrate besogne. L'indifférence profonde de la critique et du public lettré pour des péchés contre la langue qui auraient fait jeter les hauts cris à nos pères, est le symptôme le plus grave de la « crise du français » étudiée au chapitre iv.
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pas la joie qu'il peut bien y avoir à n'être rien. Pour le grand Hindou, vivre était le mal fondamental; vivre, au contraire, est pour nous le bien essentiel, le bien qu'il faut gérer soigneusement, accroître au prix de tous les labeurs, de tous les combats. Partout la bataille, par amour pour la vie. Les races, les nations, les classes, les individus, tous, voulant vivre, se font une concurrence acharnée. Subsister, résister, conquérir est la préoccupation universelle; abdiquer, la commune épouvante.
L'auteur donne quelque part, avec beaucoup de finesse et un grand bonheur d'expressions, l'explication qu'il faut probablement tenir pour la meilleure, parce qu'elle est la plus simple et la plus humaine, de la facilité avec laquelle tant de catholiques éclairés ont fait leur soumission au pape. On trouvera plus loin, en son lieu, cette très intéressante citation. Citons ici une autre page où tout est excellent, fond et forme, la pensée, le sentiment et le style :
Si la décadence est fatale, il n'y a plus qu'à se laisser rouler jusqu'au fond Mais, en vérité, qu'est-ce
que ce dogme de l'unique âge mûr? Un peuple est un peuple, c'est-à-dire des vieux et des jeunes, des hommes qui meurent et des hommes qui naissent. Changez l'esprit de la jeunesse, changez surtout l'âme de l'élite, et la nation est changée; exemple : l'Angleterre abrutie et sceptique du commencement du dix-huitième siècle qui, grâce à la propagande wesleyenne, devint en une génération l'Angleterre croyante et forte décrite par
Macaulay; exemple : le Risorgimento italien; exemple :
la France de Gambetta et de Ferry Notre histoire
n'est-elle pas toute parsemée de crises? Est-ce au pays de Jeanne d'Arc se reprenant soudain à L'heure même où il parait s'être définitivement donné à Henry d'Angleterre qu'il appartient de douter de sa constante possibilité de renaissance? Est-ce au pays le plus sensible aux idées claires et généreuses qu'on ferait l'injure de le croire incapable de suivre une nouvelle élite, vraiment française et vraiment croyante, unissant l'esprit pratique au sens moral?
On a fait quelque bruit d'une erreur de M. Gaston Riou qui, trompé par des ressemblances superficielles, n'a pas vu la différence profonde qui existe entre l'esprit de la Réforme protestante et celui de la Révolution française. Il écrit (et je ne donne plus ceci comme du bon Riou, ni pour l'idée ni pour la langue) :
Jadis la nation française fut le corps le plus compact, le plus achevé, le plus un. Mais, sournoisement injecté dans son organisme, un ferment, qui s'appelle ailleurs la Réforme et, chez nous, la Révolution, et qui porte légitimement ces deux noms, puisque celle-ci n'est que la conséquence de celle-là, ce ferment, dis-je, distendit peu à peu et en vint à disloquer le chef-d'œuvre. Il travaillait dans l'Europe entière. Avec fracas ou en
silence, il y multipliait inexorablement ses cultures
En France, son œuvre, sans effet d'abord, fut enfin et tout à coup violente, vertigineuse, radicale. Une royauté clairvoyante l'avait soigneusement éliminé durant deux
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siècles, pressentant qu'il serait funeste à l'absolutisme. Mais il était allé se loger chez les voisins, y avait pullulé et, sans bruit, y avait fabriqué ses toxines.... Vint le dix-huitième siècle Par le détour d'une philosophie souvent athée, le virus réformé était rentré en France, et de sa fermentation tumultueuse jaillissait la République.
Cette genèse et cette odyssée, cette alchimie ou cette cuisine du bienfaisant « virus » sont formlelement contestées par les historiens et les philosophes de l'histoire. Dans son livre de 1905 qui reste excellent, Les deux Frances, M. Paul Seippel avait constaté, entre la Renaissance et la Réforme, — deux autres pseudo-sœurs dont on veut faire aussi des parentes à tort, — « une hostilité foncière » ; car toutes deux sont individualistes, mais l'individualisme de l'une n'est que l'anarchie de la nature et de l'instinct ; l'individualisme de l'autre, bien loin d'être anarchique, soumet la liberté à une autorité morale intérieure reconnue par la conscience. Entre la Réforme et la Révolution, l'hostilité n'est pas moins foncière, comme M. Faguet l'a très bien vu et très bien montré, puisque celle-ci n'a nullement affranchi l'individu et qu'elle n'a point fait autre chose que de substituer la souveraineté du peuple à la souveraineté du roi.
Pour le critique qui cherche quelque chose à se mettre sous la dent, c'est une bonne fortune d'avoir à combattre une idée fausse dans un livre tel que
celui que j'essaie d'analyser; car elles y sont plutôt rares, et si Ton ne rencontre pas beaucoup d'idées fausses dans le volume de M. Gaston Riou, c'est peut-être parce qu'il n'y a pas assez d'idées nettes.
Dans une comédie d'Emile Augier, une dame revenant de l'église parle avec admiration d'un prédicateur qui a prêché sur la charité : « Il a eu sur la charité des pensées si nouvelles î » — « A-til dit. grogne Giboyer, qu'il ne faut pas la faire? » A défaut d'un déploiement extraordinaire d'éloquence ou de poésie, je ne vois guère que le sophisme ou le paradoxe qui puisse rajeunir les lieux communs.
Quoi de plus utile, par exemple, quoi de plus beau que le patriotisme et quelle meilleure exhortation pourrait-on adresser à la jeunesse française que celle d'aimer sa patrie? Mais pour remplir les âmes d'ardeur patnotrique, il n'est pas besoin de discours : le même effet s'obtient en chantant la Marseillaise. Si l'on voulait intéresser à l'idée patriotique non plus seulement les cœurs, mais les intelligences, il faudrait introduire des définitions et des distinctions, séparer du noble et pur amour de la patrie les fureurs et les étroitesses qui l'enlaidissent, faire au pacifisme sa part, au point d'honneur national la sienne, et transformer l'hymne sainte ou la sonnerie guerrière en dissertations de morale, de philosophie et d'histoire.
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M. Gaston Riou a l'âme bien trop haute pour être patriote à la façon chauvine. Sans changer l'allure presque toujours lyrique de son style, il a très nettement marqué la nuance exacte de son patriotisme, et c'est la bonne nuance, celle qui concilie les deux cultes également sacrés de la patrie et de l'humanité. S'il aime tant la France, non seulement d'instinct, mais avec réflexion, c'est parce qu'elle est la plus grande des patries, je veux dire la moins exclusive, la plus universelle. Félix Bovet, le très curieux philosophe individualiste de Xeuchâtel, haïssait tous les peuples en tant que peuples, parce qu'ils n'ont rien d'aimable, étant naturellement ennemis les uns des autres ; mais ce qui, par un unique miracle, rend la France exceptionnellement sympathique, c'est son généreux amour des hommes en général. Le nationalisme, en ce qu'il a d'étroit et de jaloux, est contraire à toute la tradition française.
La France, avait écrit M. Paul Seippel avant M. Riou, fut dans l'histoire la nation expansive par excellence. De tous temps elle s'est senti la mission d'avoir un rôle à jouer parmi les peuples delà chrétienté et à leur tête. A une époque où les autres peuples n'ont pas encore pris conscience d'eux-mêmes, cet idéal est déjà évident à la France; il devient partie intégrante de sa constitution morale; il rayonne déjà de tout son éclat dans la Chanson de Roland. Les Français y apparaissent comme le peuple élu, placé par Dieu à la tête de la chrétienté dans la lutte contre l'infidèle. Déjà l'on sent
passer le souffle des Croisades, qui seront essentiellement une œuvre française. Même dans les temps les plus sombres cet idéal ne s'obscurcit jamais entièrement. Aux heures des grandes crises il reprend tout son éclat. L'esprit des Croisades revit en la Révolution et lui donne sa valeur humaine. La Révolution anglaise était restée purement anglaise. Pour que le souffle révolutionnaire ébranlât l'Europe, il fallut qu'il passât sur la France. Par son don de sociabilité, la France seule eut le pouvoir de prêter à une idée une force de propagation universelle.
Personnellement, k un degré rare, M. Gaston Riou est -rempli de cet amour des hommes, de ce prosélytisme universel qui caractérise le patriotisme français. L'âme des croisés respire en lui. Mais il veut la conversion de l'infidèle, non sa mort, car l'infidèle qu'il voudrait exterminer, ce n'est point telle ou telle secte, c'est l'esprit sectaire qui engendre les sectes, les excite les unes contre les autres et contrarie l'œuvre sainte de l'amour. Jamais polémiste engagé dans la lutte des partis ne fît plus noble rêve de paix et de fraternité.
Il n'est pas mauvais qu'un vocable, sinon inédit, du moins peu en usage, nous cause de la surprise en revenant de loin pour vêtir les idées auxquelles on veut donner un lustre nouveau : M. Riou a restauré le mot œcuménique au sens d'universel; il voudrait que toute la terre habitée communiât dans la même foi généreuse.
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Si grande est sa charité que soudain on le voit, à à la page 31 o de son volume, se prendre d'un accès inattendu de tendresse pour certains « misérables », de ceux qui inspirèrent à Victor Hugo non son fameux roman, mais les vers célèbres aussi de la Pitié suprême : j'entends les scélérats plus malheureux et plus à plaindre que leurs victimes, selon le grand poète; les tyrans, les bourreaux, les persécuteurs inquiets, les êtres cruels et lâches auxquels il ne manque que d'être les maîtres de la France pour massacrer protestants et juifs, et qui glorifient le crime de la Saint-Barthélémy comme « une nuit splendide pour le triomphe de la patrie et de la religion1 ». Je refuse nettement à de pareils bandits le nom de parti politique; on ne discute pas leurs idées; on se tient prêt, pour sa défense personnelle, à leur répondre avec une bonne arme comme aux malfaiteurs de la rue, et patriotiquement on se serre en bons et fidèles citoyens autour des gouvernements qui nous protègent contre leurs attentats.
Je ne pouvais donc qu'applaudir de toutes mes forces M. Riou lorsqu'il écrivait d'abord, page 138, avec une saine franchise de langue et de pensée :
Je ne veux pas dire un mot de cette espèce nouvelle de démoniaques qui ne voient dans le catholicisme que la gendarmerie du privilège et qui la soutiennent sans