G EPILOGUE
Eh quoi! les ressaisir n'est plus en ma puissance! Quoi! jamais oubliés, mais passés pour jamais! Ils Tétaient à Venise; et, malgré son absence, Elle anima pour moi ce tombeau que j'aimais. Je l'y voyais encore, et mon âme attristée Regrette jusqu'aux lieux où je l'ai regrettée. De nos beaux jours de Rome un reflet pâle et doux Eclairait ces débris, lorsque l'Adriatique Venait, comme une veuve en deuil de son époux, Mêler a mes soupirs son bruit mélancolique. . . . Ah ! qu'ai-je dit? ces jours que je croyais perdus , Que je redemandais au soleil d'Italie , Un seul jour les vaut tous et me les a rendus. Ils brillent à mes yeux sur la France embellie. Celle de qui l'image accompagnait mes pas Dans ce dernier palais des héros de Venise, Funèbre monument, peuplé par le trépas, Où l'immortalité sur la tombe est assise , Celle a qui j'ai juré de ranimer ces morts, Tremblante de ma crainte, heureuse de ma joie, Elle a vu le succès couronner mes efforts. Cette gloire est la sienne , et je la lui renvoie. Oui, ces frémissements d'un plaisir douloureux, Ces cris des spectateurs, ces pleurs versés par eux,