‹ Derniers mâelangesChapitre 106 sur 208 · IL — UNE LETTRE DU SAINT PERE · texte numérisé non relu

IL — UNE LETTRE DU SAINT PERE

Paris, 4 avril, 1875.

Hier, à propos d'un article de VOsservatore romano oélébrant le dernier pamphlet biographique de M. de Falloux, nous déplorions le temps perdu à chasser le culex, et nous faisions encore cette chasse, c'està-dire nous perdions notre temps précisément dans ce moment-là. Un cousin était venu des bords du Tibre, l'on nous disait qu'il venait des abords du Vatican, nous avions beau savoir que ce n'était pas vrai, que le Vatican n'a pas d'organe officiel dans la presse, que M. Domenico Venturini ne représente rien, et qu'en un mot la fraude était grossière, le Venturini nous taquinait. L'un des nôtres s'était pris de colère contre ce moustique audacieux qui prétendait venir de si haut avec mission d'infirmer la parole sacrée et de nous adresser d'énormes injures. M. Venturini dans VOsservatore, « dont on connaît les relations avec le Vatican », disait le commentaire, réhabilitait le catholicisme libéral couvert d'anathèmes, et nous traitait sans façon de « vils détracteurs ». Notez que, pour garder la paix, nous n'avons pas même parlé de son

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Augustinus. Sans doute, il faut être patient ; toutefois, on s'impatienterait à moins. Une des vertus du moucheron, ce n'est pas de faire beaucoup de mal, c'est de faire perdre trop aisément le mérite de la patience. On s ^estime volontiers en droit et même en devoir de regimber, lorsqu'on s'entend traiter de vils détracteurs dans une occasion où l'on est sûr d'avoir eu au moins la vertu de se taire; et, en somme, voulant être patients, nous étions impatientés.

Or, tandis que M. Venturini, surprenant la bonne foi de VOsservatore, se permettait ces algarades libérales, nous étions déjà vengés beaucoup mieux que par nous-mêmes, et nous avions notre vengeance dans nos cartons. Une pièce du Vatican, une lettre du Saint- Père, une lettre q^ue VTJnion de VOuest, organe de M. Venturini, connaît parfaitement, était sous notre main. Elle parle des catholiques libéraux les plus voisins de M. de Falloux, et eux aussi la connaissent. Elle les décrit en traits frappants et inoubliables, et elle a paru, il y a près d'un mois, dans la Semaine religieuse de leur pays. Ils ne nous accuseront pas de nous être hâtés de leur dire : C'est pour vous 1

La voici :

ce A nos chers Fils les membres des Conférences de Saint- Vincent de Pmil, des Comités et des Cercles catholiques, et aux autres fidèles du diocèse d Angers qui nous ont envoyé une Adresse,

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