L — JÉSUITES MASSACRÉS
Paris, 5 avril 1875.
D'horribles nouvelles nous arrivent de Buenos-Ayres. Une bande comme nous en avons eu à Paris, su brûlé des églises iet massaclré les jésuites. C'est la liberté. Il est possible que de pareils événements arrivent bientôt au Brésil, où la même liberté a les mêmes instincts et dispose des mêmes moyens. Ilspourront arriver ailleurs encore. Cette rage de meurtre est soufflée partout.
Qu'y faire ? Les jésuites doivent succomber là où tant de fureur les poursuit et où personne ne les défend. Ils seront tués, niais ils ne mourront pas. Ils n'auront q^ue des martyrs, c'est bien différent. Ils en vivent, loin d'enlmourir. Ils en ont Vécu, ils en vivront. Parmi ceux qui les égorgent ou les font égorger, qui s'en ira plus content de la mort et plus assuré de la vie ?
Certes, notre douleur est grande de voir de tels forfaits souiller la terre et ne plus répouvanter. Mais si nous voyons le sang des martyrs, nous voyons leur gloire ; nous savons la puissance dé ces morts quô