LES ATTAQUES DE M« CARABY
merciements les moins désolés. Voilà comme on se fait des ennemis.
Il nous paraît inutile de répondre autrement à VElénement ni davantage à l'esprit de maître Caraby. Mieux vaut s'y habituer. Il y a bien quelque chose de pénible à se voir ainsi tatoué et scalpé devant la justice par un avocat qui, de son autorité privée et pour sa gloire, vient vous prendre chez vous sans que la justice vous ait appelé, sans que vous ayez rien fait pour qu'elle vous appelle, et sans qu'elle tente rien pour s'y opposer. Pourquoi me mettez-vous en cause, maître Caraby?
Mais vaine plainte et vains raisonnements. M^ Caraby est avocat, M^ Caraby veut me prendre, il faut que je sois pris. M« Caraby a un coup de dent à donner qu'il ne pourrait placer ailleurs.
Et je ne sais pas même si j'aurai la consolation de lire ce que j'ai lu tant de fois comme résumé de l'éloquence de M^ Caraby : « Après une spirituelle « plaidoirie de M<^ Caraby, le tribunal a prononcé, et le « client de M« Caraby a perdu sa cause. »
DERNIERS MÉLANGES — ÎI. — 24.