LES JUIFS
4 juin 1875.
En Italie, en Allemagne, en Autriche, les juifs sont les vrais chefs d'attaque contre le christianisme. Ils en font trop. Ils se donnent tropj le plaisir d'être les rois de Vépoque, et ils font les mêmes fautes que les rois q!ui les ont précédés. Rois révolutionnaires, ils en font même davantage. Le pouvoir qu'ils exercent lelur porte plus à la tête. Personne ne les reprend, tout le monde croit avoir besoin d'eux, ils se persuadent eux-mêmes qu'on ne les remplacerait pas. C'est l'erreur des puissances absolues, qtii croient aussi échapper à la responsabilité. Ils ont des journaux, des tribunes, de l'argent; le préjugé même les favorise, l'impiété les chérit. Jamais un gïand juif ne fut une si grande chose qu'aujourd'hui ; un petit juif même est considérable. Qu'ils prennent garde, cependant; ils sont toujours juifs, et ils doivent craindre que le monde ne cesse trop d'être chrétien.
Ils ont eu dans le passé de terribles affaires. Sans en rechercher ici la ca:use, c'est assez dire que tout n'est pas arrivé par les raisons qu'on en donne à l'Opéra. Ils furent au milieu de la chrétienté un peuple qui voulut rester non seulement distinct, mais ennemi. Visiblement, ils sont toujours ce peuple étranger; ils veulent toujours être ce peuple ennemi. Les législations larges, trop larges dont ils se sont laissé im-
poser le bénéfice et qu'ils ont ensuite trop exploitées, n'y ont rien fait. Elles n'ont pu transformer leur nature, ni lever la malédiction qui pèse sur eux. Les barrières politiques et commerciales n'existent plus. D'étrangers officiels, ils sont devenus parasites léga'ux. Ils ont le droit de cité et ne subissent plus le droit de péage; mais ils n'entrent pas dans la famille. Ici la barrière existe, maintenue par eux-mêmes. Ils trafiquent avec tout le monde; personne n'est leur parent, et ils ne veulent être les parents de personne. Pour tout chrétien, qu'est-ce que c'est qu'un juif} Dans la réalité comme dans le dictionnaire, c'est un homme que les liens du sang ne retiennent pas et ne protègent pas. Le juif est riche; avec sa richesse, il fait des affaires pour accroître sa richesse. Il est, de plus, un ennemi personnel du Christ, et partant du Pape. Pour le moment, cela va bien, on lui en sait gré. Il ne manque pas de gens parmi les chrétiens qui ont horreur du christianisme et qui applaudissent aux efforts du juif contre la Papauté.
Mais la nature reste et le monde change. Il faut peu de chose et peu de temps pour que la nature se réveille. Si le Juif est encore le peuple ingrat et âpre, ennemi de Jésus et ami de Barrabas, ainsi ont fait les a!utres et ils sont encore les barbares. Ce qu'ils avaient gagné, ils le tenaient de Jésus. Jésus ôté, bientôt seraient ôtés ses bienfaits. Cette conséquence révolutionnaire menace le monde. Là catastrophe est voulue, est préparée, on la voit Venir; si elle arrive, gare à la banque, gare aux juifs ! Ils sont riches, mais ils n'ont pas tout l'or qu'on leur demandera, et ils devront payer de leur personne. Le peuple, qui ne sera plus chrétien, les accusera comme aatrefois de trahir les chrétiens. Ils rendront compte. Cette considération devrait les faire songer.
Dans les tragédies passées, ils ont été protégés par l'Eglise, par le Pape surtout. Toute autre protection, même celle des rois, même celle des évêq'ues, demeurait incertaine et impuissante. Le Pape