QUESTION TOLAIN SUR LE CATECHISME
16 juillet 1875.
M. Tolain, député de Paris, a produit son petit effet et s'est classé moraliste, de ciseleur qu'il était. En rien de temps, par la seule force de son raisonnement et de son élogaence, il ,a prouvé qu'un catéchism^e catholique, fait par un vicaire général et autorisé par tun évêqiue, est un mauvais livre. Il y a trouvé des immoralités, au moins cinq, toutes très grosses; il les a lues au milieu des rires d'une partie de la Chambre isouveraine q[ui forme parfois la majorité, devant les cléricatix, dont aucun n'a osé répondre, et, de son souffle puissant, il les a éparpillées dans la presse d'où elles feront le tour du monde. Quelle fortune! quelle victoire! et combien M. Sarcey doit regretter d'avoir manqué uil aussi bon coup ! Car enfin M. Sarcey aurait pu faire cela aussi bien que le ciseleur, découvrir ce catéchisme, jouir de cette gloire et parcourir triomphalement toute la terre, surtout si l'auteur de Tragaldabas lui avait prêté ses magnifiques ailes sur lesquelles il porte M. Tolain.
Le catéchisme est abîmé pour le moment. Le Rappel, le Temps et mille autres triomphent avec M. Tolain, qui se croyait peut-être inventeur. Le catéchisme est habitué à ces aventures. A Ephèse, dans le premier siècle de l'ère chrétienne, prêchait un catéchiste de quel-